Trois femmes portent plainte contre Moha La Squale pour violences, séquestration et agression sexuelle

ENQUÊTE Trois femmes âgées de 23 à 28 ans ont déposé plainte, lundi soir, pour « violences » et « séquestration » contre le rappeur Moha La Squale. Le parquet de Paris annonce à « 20 Minutes » qu'une enquête a été ouverte

Vincent Vantighem (avec L.B. & C. W.)

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 Moha la Squale lors de l'edition 2018 du festival Fnac Live devant l'Hotel de Ville de Paris. Paris, France
Moha la Squale lors de l'edition 2018 du festival Fnac Live devant l'Hotel de Ville de Paris. Paris, France — SADAKA EDMOND/SIPA
  • Le rappeur Moha La Squale est accusé de faits de violences et de séquestration par trois jeunes femmes.
  • Elles ont déposé plainte au commissariat du 9ème arrondissement de Paris, conduisant le parquet à ouvrir une enquête.
  • Elles assurent avoir été violentées et séquestrées par le rappeur originaire du quartier des Amandiers dans le 20ème arrondissement de Paris.

EDIT du 8 septembre à 18 h : ouverture d’une enquête par le parquet de Paris

En quelques heures, l’affaire a migré des réseaux sociaux au commissariat du 9e arrondissement de Paris. Trois jeunes femmes ont déposé plainte, lundi soir et mardi matin, pour des faits de « violences », de « séquestration » et « d’agression sexuelle » à l’encontre du rappeur Moha La Squale, a appris 20 Minutes, ce mardi, confirmant une information du Point et de BFM TV. Agées de 23 à 28 ans, les trois jeunes femmes – qui ne se connaissaient pas entre elles – assurent avoir été violentées et séquestrées dans un appartement par le rappeur né en 1995, Mohamed Bellahmed de son vrai nom.

« Il y a des similitudes dans les histoires que ces jeunes femmes ont dévoilées, explique Thibault Stumm, leur avocat. Notamment sur le fait qu’elles ont été, à un moment, enfermées dans un logement. » Selon nos informations, les faits remonteraient à deux ans pour deux des plaignantes et à quelques mois pour la troisième.

Ce mardi soir, le parquet de Paris annonce à 20 Minutes l’ouverture d’une enquête pour « violences volontaires », « menaces de mort » et « agressions sexuelles ». Elle a été confiée à la police judiciaire de Paris.

Un SMS d’excuse en guise de preuve

Dimanche, l’affaire avait commencé à tourner sur les réseaux sociaux Instagram et Twitter à la faveur d’une série de messages relayés  par la mannequin Lena Simmone. Très rapidement, de nombreuses jeunes femmes ont embrayé en apportant des témoignages, certaines publiant en guise de preuve un SMS d’excuse émanant a priori du rappeur, originaire de la cité des Amandiers, dans le 20e arrondissement de Paris.

« Je m’attends à ce qu’il y ait plus de victimes, annonce déjà Thibault Stumm. On voit de multiples témoignages sur les réseaux sociaux. On voit que certaines jeunes femmes veulent faire le buzz. Ce qui n’est pas le cas de mes trois clientes qui ne souhaitent pas dévoiler leur identité. » Selon nos informations, les jeunes femmes ont versé, à l’appui de leurs plaintes, des échanges de SMS avec le rappeur, démontrant, selon elles, les faits.

Arrêté en juin pour « outrages » et « rébellion »

Agé de 25 ans, Moha La Squale s’est fait connaître notamment avec le titre Luna, sorti en 2018 et pour sa collaboration avec Lacoste, dont il était l’égérie avant que la marque ne cesse toute collaboration « tant son comportement ne correspond pas à [ses] valeurs ». En juin dernier, il avait été arrêté dans le 18ème arrondissement et placé en garde à vue pour « outrages » et « rébellion ». La vidéo de son arrestation et les photos de sa sortie de garde à vue avec une bouteille de champagne avaient beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. Il doit être jugé pour ces faits le 18 mars 2021.

Contactée par 20 Minutes, l’avocate du rappeur n’était pas disponible dans l’immédiat pour réagir à ces accusations.

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