Dépense publique : La Justice sera dotée d’un budget 2021 « exceptionnel », selon Dupond-Moretti

CONGRATULATIONS En juillet, le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt avait déjà annoncé que les moyens du ministère seront en hausse de 6 % l’année prochaine

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, à Dijon le 2 septembre 2020.
Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, à Dijon le 2 septembre 2020. — JC Tardivon/SIPA

Le ministre de la Justice a seulement voulu parler des bonnes nouvelles sans s’étendre sur le manque de moyens du secteur, qu’il a régulièrement dénoncé par le passé. Eric Dupond-Moretti a annoncé mercredi à Dijon que son ministère bénéficierait l’année à venir d’un « budget exceptionnel ».

Les arbitrages à confirmer

Selon lui, l’objectif sera de « pallier les difficultés qui sont là depuis longtemps ». « On attend les arbitrages, mais ce sera un budget comme on n’en a pas vu depuis extrêmement longtemps », a assuré sûr de lui le ministre.

Cette hausse n’est cependant pas une surprise. Cet été, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait annoncé pour 2021 des augmentations d’effectifs pour la Justice et le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt avait précisé que ses moyens seraient « renforcés » avec une « progression de 6 % » du budget du ministère. En 2020, il était de 7,5 milliards d’euros, en hausse de 4 % par rapport à 2019. Plus récemment, fin août, le Premier ministre Jean Castex avait estimé que le service public de la Justice fonctionnait « insuffisamment bien » et avait annoncé 250 créations de postes cette année et 550 l’an prochain.

Un besoin « d’apaisement »

Durant son déplacement à Dijon consacré aux incivilités et à la justice de proximité, le ministre a par ailleurs regretté « la surenchère permanente », dans une référence aux critiques de la droite et de l’extrême droite après le viol et le meurtre d’une adolescente par un multirécidiviste.

« Je trouve que ça fait un mal de chien à notre société. Notre société, elle a besoin d’abord qu’on lui dise la vérité, qu’on lui donne les vrais chiffres, et elle a besoin d’apaisement », a-t-il déclaré en visite dans le quartier des Grésilles, théâtre d’affrontements mi-juin entre membres des communautés tchétchène et maghrébine. « Il faut remettre les choses à leur place », a-t-il ajouté, prenant l’exemple de la délinquance des mineurs qui « n’a pas augmenté depuis dix ans ».