Toulouse : Après la fusillade mortelle aux Izards, deux hommes placés en détention pour meurtre

ENQUÊTE Les deux hommes de 20 et 28 ans interpellés après la fusillade mortelle survenue lundi dernier aux Izards ont été mis en examen pour « meurtre en bande organisée »

Béatrice Colin

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Au palais de justice de Toulouse. (Illustration)
Au palais de justice de Toulouse. (Illustration) — A. Gelebart / 20 Minutes

Lundi soir, un homme âgé de 27 ans, et non 17 ans comme indiqué dans un premier temps, était blessé mortellement lors d'une fusillade survenue dans le quartier des Izards, à Toulouse. Les policiers, appuyés par l’hélicoptère de la gendarmerie, avaient rapidement pris en chasse un véhicule qui avait fui la scène de crime.

Deux suspects avaient été arrêtés quelques minutes plus tard, du côté du Mirail, non loin du véhicule abandonné dans lequel se trouvait des armes. Ce vendredi, après leur garde à vue, ils ont été mis en examen « pour meurtre en bande organisée » et les délits connexes « d’infraction à la législation sur les stupéfiants », « infractions à la législation sur les armes et recel commis en bande organisée » a indiqué le procureur de la République, Dominique Alzéari.

Une information judiciaire a été ouverte et les deux suspects de 20 et 28 ans ont été placés en détention provisoire après débats devant le juge de la détention et des libertés.

Trafic de stupéfiants

Plusieurs fusillades ont eu lieu au cours de ces dernières semaines à Toulouse, dont une autre mortelle dans le quartier des Izards le 10 août dernier. Un secteur connu pour son trafic de stupéfiants où des opérations récentes de démantèlement ont eu lieu.

« L’essentiel de ces affaires est d’ores et déjà en cours devant les magistrats instructeurs - le plus récemment pour les faits de meurtre et tentatives de meurtre en bande organisée le 10 août dernier. Au-delà de l’objectif de solutionnement de ces affaires, les investigations diligentées sous l’autorité des magistrats instructeurs s’attacheront aussi à mettre en évidence d’éventuelles connexions entre ces différents événements », indique Dominique Alzéari.