Affaire des militaires rattachés à la DGSE : Deux nouvelles mises en examen

JUSTICE Au total, cinq suspects, dont trois militaires rattachés au service d'espionnage français, sont désormais poursuivis dans cette enquête

20 Minutes avec AFP

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Ce couloir souterrain permet de relier les deux bâtiments de la DGSE à Paris (illustration).
Ce couloir souterrain permet de relier les deux bâtiments de la DGSE à Paris (illustration). — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Du rebondissement dans l’affaire de la tentative de meurtre impliquant des militaires rattachés à la DGSE. Deux hommes, dont un militaire rattaché à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), ont été mis en examen, a annoncé mercredi le parquet de Paris.

Au total, cinq suspects, dont trois militaires rattachés au service d’espionnage français, sont désormais poursuivis dans cette enquête et quatre d’entre eux sont placés en détention provisoire. Selon une source proche du dossier, le troisième militaire arrêté a été placé sous contrôle judiciaire.

« Un projet criminel au préjudice d’une femme âgée de 54 ans »

L’affaire a démarré le 24 juillet par l'interpellation à Créteil (Val-de-Marne) de deux hommes, âgés de 28 et 25 ans, affectés au centre parachutiste d’entraînement spécialisé de Saran (Loiret), qui dépend de la DGSE. Signalés par un riverain, ils étaient alors à bord d’un véhicule volé et en possession de plusieurs armes, dont un revolver et plusieurs couteaux de dotation de l’armée.

Ils « semblaient s’apprêter à mettre à exécution un projet criminel au préjudice d’une femme âgée de 54 ans », a précisé le parquet dans un communiqué. Un troisième suspect, exerçant dans le domaine de la sécurité privée, avait été interpellé deux jours plus tard puis à son tour écroué.

Mis en examen

La semaine passée, deux autres hommes, dont un militaire lui aussi rattaché au centre de Saran, ont à leur tour été arrêtés puis mis en examen lundi pour « complicité de tentative d’homicide volontaire en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes et délits punis de 10 ans d’emprisonnement ».

L’un d’eux l’a aussi été pour « recel en bande organisée de vol » et l’autre pour « transport, acquisition, détention d’armes de catégorie B en réunion ».

Le centre auquel les trois militaires sont rattachés est l'un des trois en France du service action de la DGSE, en charge des opérations clandestines rendues célèbres par la série à succès « Le Bureau des légendes ». Les autres centres sont basés à Quelerm, près de Brest, et l’Esplira-de-l’Agly (Pyrénées-Orientales).