Caen : Un ex-directeur d’école supérieure condamné à 15 mois avec sursis pour harcèlement

CONDAMNATION Cet ancien directeur de l'Ecole supérieur de professorat et de l’éducation (ESPE) de Caen était poursuivi pour des faits de harcèlement moral et sexuel entre 2010 à 2016

20 Minutes avec agences

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La balance de la justice
La balance de la justice — LOIC VENANCE / AFP

Un ancien directeur de l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) de Caen ( Calvados) a été condamné ce jeudi à un « emprisonnement délictuel pour une durée 15 mois avec un sursis simple et total », a indiqué le tribunal judiciaire de Caen. Cet homme, âgé de 49 ans, était poursuivi pour des faits de harcèlement moral et sexuel commis entre 2010 à 2016.

Treize parties civiles s’étaient constituées à son procès le 24 juin devant le tribunal correctionnel de Caen. Entre 14 et 18 mois de prison avec sursis avaient été requis par le parquet. L’affaire est renvoyée sur intérêts civils au 22 avril 2021.

« Un système de harcèlement moral »

A son procès, Jean-Michel Rotaru, procureur adjoint de la République, avait précisé qu’il était surtout reproché au prévenu « un système de harcèlement moral », mais également des faits de « harcèlement sexuel, de façon beaucoup plus limitée quant au nombre de victimes » (deux parties civiles).

Le parquet avait décrit les méthodes de cet enseignant : « isoler, écarter, mettre de côté » les victimes, « faire fuir » les étudiants d’un cours « pour abaisser » un enseignant et encore « mettre en échec » en ne donnant pas des informations nécessaires à la préparation d’une réunion.

Des courriels « tendancieux »

Les victimes ont aussi décrit leurs subites « mises au placard » et comment plusieurs d’entre elles avaient été « humiliées », « dénigrées » en entretien ou publiquement, par un directeur les calomniant, menaçant de les « dégager ». Une jeune femme avait aussi fait état de nombreux courriels envoyés par Stanislas Hommet entre 2012 et 2014 que le prévenu avait reconnus comme « tendancieux ».

Cet ancien vice-président de l’université chargé de la communication, s’était excusé. Il avait dit sa « honte » affirmant n’avoir voulu nuire à personne, « dans un contexte de pressions multiples que je n’ai pas su gérer ».