Béziers : Robert Ménard et un promoteur immobilier visés par une enquête pour des soupçons de corruption

ENQUETE Le maire de Béziers et le groupe immobilier affirment que les accusations portant à leur encontre ne sont pas fondées

20 Minutes avec AFP

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Le maire de Béziers, proche du RN, Robert Ménard le 11 juin dernier.
Le maire de Béziers, proche du RN, Robert Ménard le 11 juin dernier. — Alain ROBERT/SIPA

La juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille a ouvert une enquête pour des soupçons de corruption autour du maire de Béziers, Robert Ménard, et du promoteur immobilier Socri Reim a indiqué la procureure de Marseille, confirmant une information du Canard Enchaîné.

Cette enquête préliminaire a été aussi ouverte pour abus de biens sociaux. Selon l’hebdomadaire, les investigations, lancées en mai 2019, portent sur deux opérations de communication de l’édile proche du Rassemblement national.

Il y a trois ans, Socri Reim aurait versé 25.656 euros pour un meeting de Robert Ménard et aurait financé un clip et une plaquette favorable à la mairie ainsi qu’un projet de site Internet municipal pour 23.500 euros qui n’aurait jamais vu le jour selon Le Canard. La même année, le promoteur immobilier aurait obtenu un terrain pour construire un complexe hôtelier dans le quartier de l’Hours.

Démenti de Ménard et Socri Reim

« La seule construction jamais réalisée par le groupe à Béziers a été celle du Polygone. Un centre commercial ouvert… En 2010, avant l’élection de Robert Ménard », s’est défendu le maire de Béziers dans un communiqué transmis à l’AFP. Il y parle « d’accusations mensongères », « d’insinuations » et « d’approximations », tout en assurant n’avoir jamais été informé de l’ouverture de cette enquête.

« En fait de “cadeaux” que Le Canard Enchaîné croit déballer, nous avons donc une plaquette pour attirer de potentiels investisseurs payée (et donc utilisée) par la ville, un clip commercial sur Béziers et ses alentours réalisé par une entreprise qui veut promouvoir le territoire sur lequel elle intervient et, finalement, un projet avorté de site Internet. On le répète : aucun “cadeau” à l’horizon. Dans ces conditions, où est la “corruption” ? », plaide l’élu.

Le groupe Socri Reim « conteste l’intégralité des accusations ». « A Béziers comme ailleurs, toutes les opérations du groupe ont été, sont et seront menées de manière transparente, avec les plus hauts standards d’intégrité et d’éthique », a expliqué l’entreprise dirigée par Nicolas Chambon. Concernant les opérations de communication celui-ci assure qu’opérant « dans de nombreux territoires, le groupe assure systématiquement, comme acteur économique, des opérations de promotion des villes et de leurs territoires, visant à valoriser l’attractivité de ses activités et de ses actifs, dans l’intérêt premier de l’entreprise ».