Municipales à Marseille : Gardes à vue levées dans l’affaire des procurations douteuses dans le camp de Samia Ghali

ENQUETE Les quatre personnes placées en garde à vue jeudi dans l’enquête sur des soupçons de fraude aux procurations dans le camp de Samia Ghali ont été laissées libres

20 Minutes avec AFP

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Dans un commissariat, des électeurs en train de faire une procuration de vote.
Dans un commissariat, des électeurs en train de faire une procuration de vote. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Les quatre personnes placées en garde à vue jeudi dans l’enquête ouverte sur des procurations douteuses établies pour les municipales à Marseille dans le secteur remporté par la sénatrice ex-PS Samia Ghali, sont ressorties sans suite judiciaire, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

Elles concernaient un commandant de police exerçant dans les quartiers nord de Marseille, deux colistiers de Samia Ghali et une militante, ajoute cette source, confirmant des informations du quotidien régional La Provence.

« Mode opératoire toujours similaire »

« Le mode opératoire est toujours similaire malheureusement et ne permet donc pas de s’assurer de la réelle volonté du mandant d’établir une procuration », avait expliqué jeudi soir la procureure de Marseille Dominique Laurens, évoquant les conditions dans lesquelles ces procurations ont été établies, sans que le mandant ne soit présent, comme le prévoit la loi.

Cette enquête sur des procurations douteuses dans le 8e secteur de Marseille avait été ouverte le 6 juillet par le parquet de Marseille. Cette enquête visant le 8e secteur est en fait la conséquence directe d’une première enquête ouverte à Marseille sur d’autres procurations douteuses, dans les 4e et 6e secteurs, deux bastions des Républicains, pour « manœuvres frauduleuses » et « faux et usages de faux » avait été ouverte après que France 2 et l’hebdomadaire Marianne ont révélé ces « procurations simplifiées ».