Lyon : Dix-huit interpellations lors des violences du 14-juillet, dix hommes déférés pour des feux, tirs de mortiers et de projectiles

DEBORDEMENTS Les nuits de lundi et mardi ont été particulièrement agitées dans la métropole lyonnaise avec plusieurs incendies, tirs de mortiers et jets de projectiles déplorés par les forces de l’ordre

Elisa Frisullo

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Les forces de l'ordre ont été fortement sollicitées dans la métropole de Lyon les nuits de 13 et 14 juillet 2020. Illustration
Les forces de l'ordre ont été fortement sollicitées dans la métropole de Lyon les nuits de 13 et 14 juillet 2020. Illustration — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Les nuits de lundi et mardi, les pompiers et forces de l’ordre ont été particulièrement mobilisés dans la métropole lyonnaise à la suite de nombreux incidents et débordements déplorés dans différentes communes. Au cours de ces violences et dégradations en réunion commises des 13 et 14 juillet, 18 personnes ont été interpellées.

Dix d’entre elles, des hommes âgés de 16 à 25 ans, ont été présentés au parquet mercredi ou doivent l’être ce jeudi, apprend-on auprès de la police lyonnaise. 

Deux suspects en prison

Ces suspects sont accusés d’avoir déclenché des incendies, jeté des projectiles sur les forces de l’ordre ou d’avoir procédé à des tirs de mortiers à Lyon, Caluire, Vénissieux, Vaulx-en-Velin ou encore à Sainte-Foy-lès-Lyon. Parmi les jeunes interpellés, deux habitants de Caluire, âgés de 21 et 22 ans et connus pour deux antécédents judiciaires, ont été placés en détention mercredi en attente de leur comparution immédiate à une date ultérieure. A minuit dans la nuit de lundi à mardi, ils auraient jeté des projectiles en direction des forces de sécurité à Caluire. Des faits confirmés par la vidéosurveillance, selon la sûreté urbaine, qui précise que lors de leur interpellation, les suspects se sont débattus et ont outragé les policiers, puis nié les faits.

La même nuit, à Vénissieux, deux garçons de 16 et 18 ans avaient été arrêtés pour des « violences aggravées » présumées. Alors que des policiers étaient mobilisés pour assurer la protection de pompiers appelés pour un feu de voiture, les forces de l’ordre avaient été visées par des tirs de mortier d'un groupe de jeunes rassemblés sur le toit d’un groupe scolaire. Les deux suspects ont reconnu leur présence sur le toit. A l’issue de leur présentation au parquet de Lyon, le mineur a été laissé libre avec ouverture d’une information judiciaire. Le majeur doit être jugé en comparution immédiate pour ces faits le 7 septembre.