Meurtre de Sophie Toscan du Plantier : Condamné en France, Ian Bailey conteste son extradition

JUSTICE L’ancien journaliste britannique Ian Bailey nie toujours être le meurtrier de Sophie Toscan du Plantier, tuée en 1996, en Irlande

20 Minutes avec AFP

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L'ancien journaliste  Ian Bailey, à son arrivée au tribunal à Dublin, en Irlande, le 15 juillet 2020.
L'ancien journaliste Ian Bailey, à son arrivée au tribunal à Dublin, en Irlande, le 15 juillet 2020. — AFP

Il a été condamné pour le meurtre de Sophie Toscan du Plantier. Le Britannique Ian Bailey a demandé ce mercredi à la justice irlandaise de ne pas accéder à la demande d’extradition émise par la France où s’était tenu son procès. Le crime avait eu lieu en Irlande en 1996.

A 63 ans, le condamné a comparu libre à l’ouverture de l’audience prévue pour durer trois jours, devant la Cour criminelle de Dublin. En juin 2019, il avait été condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris pour le meurtre de la productrice française de 39 ans.

Le crâne fracassé

Le corps de la victime, femme du producteur de films Daniel Toscan du Plantier, avait été découvert au matin du 23 décembre 1996 par une voisine, en contrebas de sa maison isolée de Schull, sur la côte sud-ouest de l’Irlande. Elle avait eu le crâne fracassé et portait de nombreuses blessures de défense, démontrant qu’elle s’était farouchement débattue.

L’avocat de Ian Bailey, Ronan Munro, a souligné que celui-ci avait le droit « irréfutable » de ne pas être remis à la France, la justice irlandaise ayant déjà refusé à deux reprises de l’extrader. Cette nouvelle tentative de la France traduit, selon lui, un « abus de procédure ».

Associé à un « meurtrier présumé »

L’avocat a aussi lu une déclaration écrite de son client, dans laquelle il répète qu’il n’a « rien à voir » avec la mort de Sophie Toscan du Plantier. Il y dit avoir souffert de crises de panique, de dépression, de troubles du sommeil et de problèmes de peau en raison du stress qui l’a « submergé » tout au long de cette affaire.

Il a aussi manqué les funérailles de sa mère, « un des aspects les plus cruels de toute cette procédure », et estime « très éprouvant » de ne plus pouvoir travailler comme journaliste, les médias ne voulant pas être associés « à un meurtrier présumé ».