Violences à Dijon : Deux nouvelles mises en examen

JUSTICE Deux hommes de la région, âgés de 27 et 32 ans, sont accusés d'avoir participé à l'agression d'un jeune Tchétchène,

20 Minutes avec AFP

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Des gendarmes dans le quartier des Grésilles à Dijon, le 15 juin 2020.
Des gendarmes dans le quartier des Grésilles à Dijon, le 15 juin 2020. — AFP

Un mois après les violences qui avaient secoué Dijon, l’enquête progresse. Deux personnes supplémentaires ont été mises en examen et placées en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur les violences survenues du 12 au 15 juin à Dijon, a annoncé le parquet jeudi soir. Il s’agit de deux hommes âgés de 32 et 27 ans demeurant dans la région, déjà condamnés et qui étaient placés sous contrôle judiciaire dans le cadre d’autres dossiers.

Ils font partie d’un groupe de six personnes qui avaient été placées en garde à vue depuis mardi, dont deux autres ont été relâchées faute de charges suffisantes pour les mettre en cause. Les deux dernières restent en garde à vue, a précisé le procureur de la République à Dijon, Éric Mathais, dans un communiqué. Les faits de violence reprochés aux deux mis examen « semblent à l’origine de ce dossier », ajoute le magistrat. Ils avaient été commis dans la nuit du 9 au 10 juin « à l’encontre de victimes issues de la ''communauté dite Tchétchène'', par un groupe de personnes ''désignées comme d’origine maghrébine'' ».

11 condamnations fin juin

Ces deux mises en examen s’ajoutent à six autres survenues entre le 20 juin et le 3 juillet dans le cadre de cette information judiciaire – trois personnes ayant alors été incarcérées et trois autres placées sous contrôle judiciaire, selon la même source.

Les violences dans le quartier dijonnais des Grésilles et à Chenôve, en proche banlieue, avaient eu lieu après une série d’actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène, qui voulaient se venger de l’agression d’un adolescent qu’ils imputaient à des dealers des Grésilles.

Onze personnes ont par ailleurs été condamnées fin juin pour trafic de stupéfiants ou « délit de participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage », à la suite d’opérations de fouilles et d’interpellations déclenchées à la suite de ces troubles.