Maine-et-Loire : Narcoleptique après un vaccin contre la grippe A, elle touchera 700.000 euros d'indemnités

H1N1 Le tribunal administratif de Nantes a rendu son jugement mercredi

Julie Urbach

— 

Vaccin contre la grippe A (H1N1).
Vaccin contre la grippe A (H1N1). — ZEPPELIN / SIPA

Ses symptômes s’étaient déclenchés deux ans après l’administration d’un vaccin contre la grippe A H1N1, fin 2009. Depuis, elle subit une « somnolence excessive », des « endormissements intempestifs » plusieurs fois par jour, ou encore une perte de tonus musculaire appelée « cataplexie »… Une habitante du Maine-et-Loire âgée de 24 ans, devenue narcoleptique après une injection de Pandemrix, vient d’obtenir gain de cause auprès du tribunal administratif de Nantes.

Selon le jugement que 20 Minutes a pu consulter, la juridiction a reconnu mercredi le lien de cause à effet et a condamné l’office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) à verser à la victime une indemnité d’un montant de 557.918 euros. La jeune femme percevra par ailleurs une rente à vie de 17.304 euros par an. « Avec les intérêts, on arrive à 680.680 euros », confirme l’avocat de la plaignante, Me Antoine Béguin.

« Dévalorisation sur le marché du travail »

Le tribunal administratif a mis en avant les souffrances « assez importantes » endurées par la victime, ainsi que les différents préjudices qui en résultent, comme l’impossibilité de pratiquer certains sports, une « atteinte à son image », une inaptitude à la conduite d’une voiture, une « anxiété liée à l’incertitude quant à son avenir » ou encore une « dévalorisation sur le marché du travail ».

Lors de l’audience, il a cependant été précisé que cet effet secondaire reste extrêmement rare parmi les patients vaccinés. En France, une soixantaine de cas se seraient déclarés.