Carcassonne : Un homme jugé à partir de ce jeudi pour avoir battu à mort sa compagne

FEMINICIDE Le procès pour féminicide d’un homme de 35 ans s’ouvre ce jeudi à Carcassonne. Sa compagne de 43 ans est morte sous ses coups un soir d’hiver à Limoux (Aude)

20 Minutes avec AFP

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L'entrée d'un cour d'assises. Illustration.
L'entrée d'un cour d'assises. Illustration. — Mourad Allili - Sipa

Candice Monin avait 43 ans et un petit garçon de 21 mois. Elle est morte le 30 janvier 2018 à son domicile de Limoux, dans l’Aude, sous une déferlante de coups comme en témoignent les ecchymoses relevées sur tout son corps lors de l’autopsie. Une expertise plus tardive a révélé qu’elle avait aussi été étranglée.

L’homme accusé de ce meurtre est son compagnon de l’époque, Nicolas Havez, 35 ans aujourd’hui. Son procès pour homicide s’ouvrira ce jeudi, devant la cour d’assises de l’Aude, à Carcassonne.

« Clochardisation » sur fond d’alcool et de drogue

Le soir des faits, l’accusé a appelé lui-même les secours. « Lorsqu’il est entendu par les enquêteurs (…), il indique que le ton est monté à l’occasion d’une simple dispute et reconnaît lui avoir mis une gifle », explique Sébastien Leguay, l’avocat des enfants aînés de la victime, nés d’une précédente union. « Elle était en train de se changer quand il l’a tuée. C’est une scène impitoyable », ajoute Henri Labi, qui défend les intérêts des parents de Candice Monin. L’avocat estime que Nicolas Havez avait entraîné sa compagne dans une spirale de « clochardisation », sur fond de consommation de drogue et d’alcool.

Selon la sœur de Candice, cette dernière n’avait jamais vraiment admis être victime de violence, mais « des voisins entendaient souvent crier » Nicolas Havez. Le procès doit durer deux jours.