La police scientifique sur les lieux de l'assassinat à Ajaccio.
La police scientifique sur les lieux de l'assassinat à Ajaccio. — Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP

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Corse : Une jeune femme mise en examen après l’assassinat d’Alexandre Giacopelli

Une jeune femme, soupçonnée d’avoir apporté son aide lors de l’assassinat d’Alexandre Giacopelli à Ajaccio, a été mise en examen

  • Une jeune femme, serveuse dans une boulangerie, a été mise en examen après l’assassinat d’Alexandre Giacopelli à Ajaccio le 18 juin dernier.
  • Elle est soupçonnée d’avoir apporté son aide dans cet assassinat.

Une jeune femme a été mise en examen « pour complicité d’homicide volontaire avec préméditation et en bande organisée » en lien avec l'assassinat d’Alexandre Giacopelli le 18 juin à Ajaccio, en Corse, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

« Jennifer Andarelli a été mise en examen notamment pour complicité d’homicide volontaire avec préméditation et en bande organisée, association de malfaiteurs et placée en détention provisoire », a indiqué à l’AFP la procureure de la République de Marseille Dominique Laurens, confirmant une information de France 3 Corse.

La première victime, une erreur ?

Il s’agit d’une employée d’une boulangerie voisine de la brasserie l’Aktuel, en périphérie d’Ajaccio, où un tireur casqué avait tué par balles un homme et en avait blessé un second le 7 juin, a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête. Elle est impliquée dans l’organisation logistique de l’assassinat d’Alexandre Giacopelli qui a eu lieu une dizaine de jours plus tard, le 18 juin vers 12h30, à la terrasse d’un snack du centre-ville d’Ajaccio, selon une source proche du dossier.

Alexandre Giacopelli, âgé de 28 ans, avait été condamné dans le passé « à plusieurs reprises pour des faits de vols aggravés, d’extorsion et de violences aggravées », avait précisé la procureure de la République d’Ajaccio Carine Greff. L’enquête pour ces assassinats, confiée à la police judiciaire, avait ensuite été reprise par la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, compétente en matière de grand banditisme.

La victime de l’Aktuel, inconnu des services de police et de justice, pourrait avoir été confondue avec un autre individu, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes. Dans la nuit du 19 au 20 juin, un jeune homme de 25 ans, lié à la personne blessée lors du premier règlement de compte, a été hospitalisé pour une blessure par arme à feu à la main qu’il assurait s’être infligé seul sans se souvenir de l’arme utilisée. Deux individus s’étaient présentés à l’hôpital pour prendre de ses nouvelles et avaient été stoppés par le service de sécurité de l’établissement. Ces assassinats ou tentatives pourraient être liés à la scission d’une bande criminelle ajaccienne, ont précisé à l’AFP ces sources concordantes.