Rouen : Deux nouveaux policiers pourraient être exclus après avoir échangé des propos racistes sur WhatsApp

ENQUÊTE Cette affaire a commencé lorsqu’un policier a décidé de porter plainte contre six de ses collègues, après avoir découvert qu’il faisait l’objet d’insultes racistes sur une conversation privée WhatsApp

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une patrouille de police, ici à Rennes.
Illustration d'une patrouille de police, ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

Deux policiers de Rouen (Seine-Maritime) vont devoir se présenter ce jeudi devant la Commission consultative paritaire zonale dans le cadre d’une affaire de propos racistes et haineux tenus sur une conversation privée sur WhatsApp, rapporte Paris Normandie. Trois autres policiers sont déjà passés devant cette commission pour la même affaire, ce mardi.

En ce qui concerne ces derniers, la commission a demandé à l’unanimité leur révocation. Cependant, ces avis ne sont que consultatifs et la décision finale revient au Bureau des affaires disciplinaires.

Une enquête administrative et pénale

Le début de cette affaire remonte à la fin de l’année 2019, lorsqu’un policier a décidé de porter plainte contre six de ses collègues. Celui-ci avait découvert qu’il faisait l’objet d’insultes racistes sur un groupe de la messagerie WhatsApp. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait alors été saisie par le procureur de la République. Après une enquête administrative, plusieurs policiers ont donc été renvoyés devant le conseil de discipline.

Dans le même temps, une enquête pénale pour « provocation non publique à la discrimination raciale », « diffamation non publique à caractère racial » et « injures non publiques à caractère racial » a été ouverte. Dans ce cadre, les agents mis en cause risquent seulement une amende car leurs échanges se faisaient dans une conversation via la messagerie. Ceux-ci sont considérés comme privés.