« Gilets jaunes » : Quatre CRS mis en examen après des violences dans un Burger King

AFFRONTEMENTS Ces violences avaient fait l’objet d’une enquête confiée à l’Inspection générale de la police nationale

20 Minutes avec AFP

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Un restaurant Burger King.
Un restaurant Burger King. — Thomas SAMSON / AFP

Quatre CRS, placés en garde à vue lundi dans l’enquête sur des violences dans un Burger King en décembre 2018 en marge d’une manifestation des « gilets jaunes » à Paris, devaient être présentés ce mardi à un juge d’instruction, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information de LCI. Ils ont été mis examen, selon une source judiciaire citée par l'AFP en cette fin d'après-midi.

Tous ont été mis en examen pour violences volontaires sans incapacité par personne dépositaire de l'autorité publique. Deux d'entre eux sont aussi poursuivis pour violences volontaires avec incapacité de travail de moins de huit jours par personne dépositaire de l'autorité publique en réunion et avec arme.

Par ailleurs, leur contrôle judiciaire leur interdit d'entrer en contact les uns avec les autres, d'exercer la fonction de policier sur la voie publique et de détenir ou porter une arme.

Le 1er décembre 2018, en fin de journée, une trentaine de manifestants et quelques journalistes avaient trouvé refuge dans un Burger King situé sur l’avenue de Wagram à Paris, à proximité de l’Arc de triomphe, au terme d’une journée de mobilisation marquée par de nombreuses violences et affrontements.

Des manifestants violemment frappés

Une douzaine de CRS, arrivés sur place quelques minutes après, ont pénétré à leur tour dans l’établissement. A l’intérieur, ils ont frappé violemment plusieurs manifestants, certains allongés au sol, à l’aide de matraques – une scène filmée par plusieurs journalistes.

Cette affaire, considérée comme emblématique des dérives observées dans le maintien de l’ordre face au mouvement des « gilets jaunes », avait conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Cette enquête a été confiée fin mai à un juge d’instruction.