Corse : Privé d'agrément, un imam fiché S qui intervenait en prison gagne en appel

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL Un imam fiché S a été réautorisé par la cour administrative d’appel à intervenir en prison en Corse

20 Minutes avec AFP

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Un homme musulman priant. Illustration.
Un homme musulman priant. Illustration. — rudolf_langer

Privé par deux fois de son agrément lui permettant d’intervenir dans les prisons corses, un imam fiché S a obtenu jeudi une décision favorable de la cour administrative d’appel de Marseille, qui a confirmé un jugement du tribunal administratif de Bastia d’octobre 2019.

Dans leur arrêt jeudi, les magistrats marseillais ont rejeté le recours de la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, du 17 décembre 2019, estimant que la ministre de la Justice « n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que le tribunal administratif de Bastia a annulé la décision » de l’administration pénitentiaire du 4 mai 2018.

Intervenant dans deux prisons corses

L’habilitation de l’imam Hamid Lamrani Elhouabi, qui intervenait dans les prisons de Borgo (Haute-Corse) et d’Ajaccio, lui avait été retirée une première fois en février 2017. Après une première annulation de cette décision par le tribunal administratif de Bastia, l’administration pénitentiaire lui avait retiré son agrément une seconde fois, « sur la base de nouveaux éléments », en 2018.

Dans son recours contre le jugement du tribunal administratif de Bastia du 17 octobre 2019, la garde des Sceaux avait notamment mis en avant une réunion de février 2016 dans une école d’Ajaccio, lors de laquelle Hamid Lamrani aurait refusé de serrer la main « de plusieurs femmes ». Sur ce point, la cour administrative de Marseille répond qu’Hamid Lamrani aurait seulement refusé de serrer la main d’une institutrice, geste qu’il aurait ensuite « publiquement regretté ».