Hautes-Pyrénées : Relaxés pour vol d'arme, deux gendarmes condamnés à du sursis pour « faux » et «usage de faux »

PROCES Dénoncés par un autre militaire, ils ont été condamnés pour avoir produit de faux documents dans le cadre d’une affaire d’arme

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une voiture de gendarmerie, ici à Rennes.
Illustration d'une voiture de gendarmerie, ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

C’est un de leur jeune collègue qui avait dénoncé leurs agissements. Deux gendarmes de la brigade d’Arreau, dans les Hautes-Pyrénées, ont été condamnés mardi soir par le tribunal correctionnel de  Tarbes à des peines de 18 et 15 mois de prison avec sursis pour faux et usage de faux.

Ils ont en revanche été relaxés des poursuites de vol aggravé d’une arme. Les faits remontent à février 2017. Ce jour-là, les militaires sont appelés pour des dégradations dans des caves de Saint-Lary Soulan. Ils y découvrent un pistolet de calibre 22 et des munitions. Un des gendarmes, âgé de 37 ans, est alors soupçonné d’avoir voulu conserver l’arme en ne la consignant pas dans le registre, puis d’avoir produit de faux documents et de les avoir transmis à sa hiérarchie.

Son supérieur, un adjudant-chef aujourd’hui à la retraite, était aussi poursuivi pour avoir incité le trentenaire à falsifier les documents et avoir lui-même modifié un procès-verbal.

« Inadmissible » pour le procureur

Un de leur collègue, présent sur place au moment des faits, avait déposé plainte, déclenchant une enquête de l’inspection générale de la gendarmerie nationale. Il avait aussi porté plainte pour « harcèlement moral », expliquant un changement de traitement depuis son signalement. Sur ce dernier point, les juges de Tarbes n’ont pas donné suite, le procureur estimant lui même que les faits n’étaient pas caractérisés.

Le chef du paquet n’a pas manqué dans son réquisitoire de dénoncer des « faits inadmissibles » et une « affaire détestable ». Il avait réclamé des peines avec sursis de deux ans et de dix-huit mois.