Bouches-du-Rhône : Depuis sa prison à Arles, un parrain corse demande l'interdiction d'un livre

BANDITISME Jean-Luc Germani, figure du banditisme corse, a demandé l’interdiction de parution de « Vendetta », un livre sur le banditisme corse qui rapporte notamment des conversations qu’il a eues en prison

20 Minutes avec AFP

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Un palais de justice. (illustration)
Un palais de justice. (illustration) — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Une figure du banditisme corse, Jean-Luc Germani, emprisonné à Arles, a demandé mercredi au tribunal judiciaire de Paris d’interdire le livre Vendetta, qui doit paraître jeudi, visant en particulier un chapitre où sont rapportées des écoutes qui mettraient sa vie en danger.

Au cœur de l’audience en référé qui a eu lieu mercredi matin au tribunal de Paris, le chapitre 23 : « Jean-Luc Germani, ennemi juré et intouchable ». Les autrices du livre, les journalistes Violette Lazard et Marion Galland, ont retranscrit des écoutes réalisées fin 2015 à la demande d’un juge d’instruction alors que le Corse était en prison aux Baumettes, à Marseille. Des micros étaient dissimulés dans sa cellule.

« Jean-Luc Germani parle beaucoup »

« Jean-Luc Germani parle beaucoup. Ce qu’il dit est susceptible de mettre sa vie en danger », a plaidé son avocate Catherine Cohen. Des noms de politiques, d’hommes d’affaires sont évoqués. Il est également question de projets de malversation. « Les conséquences pour M. Germani seraient désastreuses si le livre était publié. (…) C’est peut-être un voyou, mais sa vie mérite d’être protégée », a-t-elle poursuivi.

De plus, « il est fort probable que la chambre de l’instruction annule ces écoutes [pour illégalité], a estimé Me Cohen. Ces journalistes étaient-elles fondées à retranscrire des écoutes issues de la sonorisation de la cellule ? » Pour l’avocate, il y a eu « violation de la vie privée » de Jean-Luc Germani et « violation de son domicile », sa cellule.