Braquage de Kim Kardashian à Paris : le parquet demande les assises pour 12 suspects

VOL AVEC VIOLENCES En 2016, la star américaine, alors âgée de 36 ans, s’était fait braquer par cinq hommes dans une discrète résidence hôtelière de luxe à Paris

20 Minutes avec AFP

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L'Hotel de Pourtales, rue Tronchet à Paris, où Kim Kardashian a été braquée en 2016.
L'Hotel de Pourtales, rue Tronchet à Paris, où Kim Kardashian a été braquée en 2016. — NORDSTRAND/SIPA

Le parquet a demandé le renvoi aux assises de 12 personnes soupçonnées d’être impliquées dans le braquage spectaculaire, en octobre 2016 à Paris, de Kim Kardashian, dont les bijoux n’ont jamais été retrouvés.

Il revient désormais aux juges d’instruction de décider de renvoyer ou non tous ces suspects, dont les cinq braqueurs présumés, devant la cour d’assises de Paris pour un procès qui ne pourrait se tenir avant 2021.

Le plus gros braquage des vingt dernières années

Avec un butin d’environ 9 millions d’euros, le groupe, décrit par les policiers comme une bande de truands à l’ancienne, est soupçonné d’avoir réalisé le plus gros braquage au détriment d’un particulier des vingt dernières années en France.

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, la star américaine, alors âgée de 36 ans, s’était fait braquer par cinq hommes dans une discrète résidence hôtelière de luxe à Paris, où elle était venue assister à la Fashion Week. Deux des voleurs l’avaient menacée avec une arme sur la tempe, avant de la ligoter, de la bâillonner, puis de l’enfermer dans la salle de bains. Les braqueurs avaient emporté plusieurs bijoux en diamant et en or, dont une pierre de 18,88 carats, évaluée à près de quatre millions d’euros.

« Omar le vieux » aurait fait fondre les bijoux

Leur chef présumé, Aomar Aït Khedache, dit « Omar le vieux », a affirmé aux enquêteurs avoir confié le diamant à une personne dont il n’a pas révélé l’identité et avoir fait fondre les bijoux en or.

Le parquet de Paris demande que ces cinq braqueurs présumés, désormais libres sous contrôle judiciaire, soient jugés notamment pour « vol en bande organisée avec arme », « séquestration » et « association de malfaiteurs », le plus souvent en récidive, selon la source judiciaire.

« Nez râpé » soupçonné d’être le receleur 

Le ministère public demande aussi un procès pour Marceau Baum-Gartner, alias « Nez râpé », soupçonné d’être le receleur pour s’être rendu à huit reprises en deux mois à Anvers, capitale de la joaillerie, dont deux fois en compagnie d'« Omar le Vieux ».

La menace d’un procès se précise aussi pour trois proches d'« Omar le Vieux » : son fils, soupçonné d’avoir joué le rôle de chauffeur, sa compagne et un de ses amis accusés tous deux d’avoir participé à l’organisation du coup. Le père d’un des braqueurs risque, lui, d’être jugé à leur côté pour détention illégale d’armes, et les deux derniers mis en examen pour avoir fourni des informations au gang.