Seine-Maritime : Un homme condamné après avoir menacé et forcé le maire de Bihorel à se dénuder

AGRESSION L'homme avait agi par vengeance après l'annulation d'un permis de construire par la mairie en 2005 

20 Minutes avec Agence

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Un homme a été condamné pour l'agression du maire de Bihorel.
Un homme a été condamné pour l'agression du maire de Bihorel. — C. Villemin / 20 Minutes

Le tribunal correctionnel de Rouen a condamné ce vendredi à 30 mois de prison dont 18 avec sursis l’homme qui avait agressé le maire de Bihorel ( Seine-Maritime), Pascal Houbron. Aucun mandat de dépôt n’a été requis à l’encontre du prévenu de 57 ans dont le casier judiciaire est vierge, rapporte Paris Normandie. Le quinquagénaire s’était présenté au domicile de l’édile le 14 avril dernier, l'avait forcé à se déshabiller sous la contrainte d'une arme factice et avait photographié sa victime.

Il avait ensuite appelé la police et s’était rendu sans résister. « J’ai clairement voulu me venger, le maire de Bihorel a détruit ma vie », avait-il expliqué aux forces de l’ordre. En cause, un permis de construire accordé puis annulé par la mairie en 2005 qui a fait sombrer l’accusé dans la dépression. « C’était le projet de ma vie », a témoigné l’intéressé pendant son procès, relate le quotidien local. « Cela devait me permettre de changer de vie professionnelle pour pouvoir m’investir davantage auprès de mes enfants ».

« Je ne voulais pas le tuer »

« Je voulais qu’il me donne de l’argent pour compenser ces années perdues. Je voulais qu’il assume », avait aussi indiqué le suspect au moment de son interpellation. Entièrement dénudé, le maire avait finalement réussi à échapper à son agresseur en fuyant son domicile et en trouvant refuge chez un voisin. « J’ai pris conscience que j’avais agi de façon délirante. Mais depuis, je dors bien et ça faisait longtemps que ce n’était plus le cas. Je ne voulais pas le tuer », a assuré le prévenu.

L’homme devait initialement être jugé en comparution immédiate mais un expert a estimé qu’il devait séjourner dans un hôpital psychiatrique. Le spécialiste a également conclu au discernement altéré du quinquagénaire durant l’agression. La condamnation a été assortie d’une interdiction de se rendre à Bihorel.