Béziers : Il avait ligoté sa chienne avant de la jeter dans le canal du Midi, quatre mois de prison avec sursis

JUSTICE Parce que son chien perdait ses poils, il avait tenté de le noyer dans le canal du Midi. Neuf associations réclamaient une interdiction définitive de posséder un animal

Jérôme Diesnis
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Un chien dans l'eau (illustration)
Un chien dans l'eau (illustration) — Pixabay

Un homme a été condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Béziers. Il avait ligoté puis jeté sa chienne dans le canal du midi en mars 2019. L’animal, préalablement drogué, s’était néanmoins réveillé au contact de l’eau froide. Ses aboiements avaient attiré un cycliste qui s’était porté à son secours.

Le propriétaire de l’animal avait assisté à la scène, avant de revenir sur ses pas. Se faisant passer pour un promeneur, il avait alors proposé au cyclisme d’amener le chien, vivant, chez le vétérinaire. Mais la SPA avait fini par retrouver sa trace.

Il ne supportait plus que le chien perde ses poils

Dans sa déclaration, cet habitant d’Agde a expliqué qu’il ne supportait plus que son animal perde ses poils. Neuf associations de défense des animaux s’étaient portées partie civile. Elles avaient demandé l’interdiction à vie de posséder un animal.

En plus de la prison avec sursis (et l’indemnisation des parties civiles), le tribunal a condamné le prévenu à cinq ans d’interdiction de posséder un animal. « Est-ce qu’on a le droit, après, d’avoir un animal avec soi ? s’interroge Patrice Grillon, avocat des parties civiles. Une peine d’interdiction définitive aurait été de bon aloi ».