Coronavirus à Nîmes : Accusée d’assassinat, une femme libérée après quatre ans de détention provisoire faute de procès

JUSTICE Une femme accusée d’assassinat a été libérée après plus de quatre ans de détention provisoire. L’épidémie de coronavirus a reporté son procès prévu aux assises en mars

Jérôme Diesnis

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Illustration d'un palais de Justice.
Illustration d'un palais de Justice. — FABRICE ELSNER / 20 MINUTES

La chambre de l’instruction de Nîmes a décidé de libérer une femme placée en détention provisoire depuis quatre ans et sept mois. Accusée de l’assassinat de son mari survenu en août 2015, elle devait être jugée par la cour d’assises du Gard le 16 mars, ainsi que ses deux fils. Le corps de la victime avait été retrouvé en partie carbonisé. Leur procès a été renvoyé en raison de l’épidémie de coronavirus.

Son avocate, Khadija Aoudia, avait demandé la semaine précédente la remise en liberté de sa cliente. Selon la Convention européenne des droits de l’homme, toute personne arrêtée et détenue a le droit d’être jugée « dans un délai raisonnable ».

Toujours accusée du crime d’assassinat, elle comparaîtra libre aux assises

Cette femme de 48 ans demeure accusée du crime d’assassinat sur son époux. Désormais placée sous contrôle judiciaire, elle comparaîtra libre devant les jurés d’assises, à l‘instar de ses deux enfants. La nouvelle date du procès n’a pas été fixée.