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JUSTICEPas de poursuite judiciaire après les banderoles "Macronavirus"

Toulouse : Pas de poursuite pour les Toulousains qui avaient affiché une banderole "Macronavirus"

JUSTICEPlusieurs organisations avaient dénoncé une atteinte à la liberté d’expression
La banderole « Macronavirus à quand la fin ? » était déployée sur le mur d'une résidence toulousaine.
La banderole « Macronavirus à quand la fin ? » était déployée sur le mur d'une résidence toulousaine. - Lionel Bonaventure / AFP
Béatrice Colin

Béatrice Colin

Une victoire pour la liberté d’expression et la vigilance citoyenne. C’est ainsi qu’a réagi ce lundi matin la Ligue des droits de l’Homme. Il y a une semaine, plusieurs organisations avaient appelé le parquet de Toulouse à ne pas donner poursuivre les auteurs d’une banderole « Macronavirus, à quand la fin ? » apposée devant leur devanture de sa maison.

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Le 24 avril, une jeune femme avait été en garde à vue durant quatre heures pour « outrage à dépositaire de l’autorité publique » afin de justifier sa prise de position qui s’inspirait directement d’une Une de l’hebdomadaire Charlie Hebdo en date du 29 janvier.

En soutien de nombreuses banderoles avaient fleuri partout en ville mais aussi dans d’autres agglomérations françaises. Et certains militants avaient reçu la visite de policiers. « Tout régime d’exception génère des excès, cette histoire de banderole est révélatrice, on voit fleurir des tentatives de faire taire », avait déploré Maître Pascal Nakache de la section toulousaine de la LDH, à l’origine d’un courrier au procureur de la République, Dominique Alzéari.

Vigilance sur la liberté d’expression

Ce dernier a informé par courriel « que le dossier des personnes placées en garde à vue ou contrôlées par la police pour avoir affiché des banderoles portant la mention « Macronavirus : à quand la fin ? » était clôturé et ne donnerait lieu à aucune suite », s’est félicité la Ligue dans un communiqué.

Précisant qu’elle demeurerait « néanmoins extrêmement vigilante à l’égard de toute forme d’atteinte à la liberté d’expression, le libre débat et les polémiques étant constitutifs de l’un des fondements de toute société démocratique ».

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