Lyon : La famille de Marin choquée par la libération conditionnelle de l’agresseur de leur fils

JUSTICE L’avocate du jeune homme condamné à 7 ans et demi de prison pour l’agression de Marin estime que la décision de libérer son client est « totalement justifiée »

Floréal Hernandez

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Marin au tribunal de Lyon, lors du procès de son agresseur en mai 2018.
Marin au tribunal de Lyon, lors du procès de son agresseur en mai 2018. — JEFF PACHOUD / AFP

« Un sentiment de trahison », c’est en ces termes que la mère de Marin a évoqué la réaction de son fils après la libération conditionnelle de son agresseur. Le 11 novembre 2016, le jeune homme de 20 ans avait défendu un couple pris à partie car il s’embrassait​ dans la rue à Lyon. En retour, il avait été tabassé par un jeune homme, condamné en mai 2018 à sept ans et demi de prison.

Sur BFM Lyon​, la mère de Marin a réagi : « On estime que quelqu’un qui a pris sept ans et demi pour avoir tenté de tuer quelqu’un d’autre peut sortir à la moitié de la peine. C’est extrêmement choquant […]. J’entends le besoin de réinsertion. Je pense qu’il faut quand même "payer sa dette à la société". »

Auprès du Parisien, Anne Guillemaut, l’avocate de l’agresseur de Marin, 17 ans au moment des faits, a jugé que la décision était « totalement justifiée » car son client remplit toutes les conditions. « Il a suivi une formation, il a un projet professionnel, et il n’a pas de problèmes de discipline, et ses permissions de sortie se sont bien passées… »