Nice : L’enquête pour abus de faiblesse au Negresco aboutit à un non-lieu

HOTELLERIE Le parquet de Nice annonce avoir immédiatement fait appel de cette édition

20 Minutes avec AFP

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Le Negresco à Nice est l'un des derniers palaces familiaux 100% français
Le Negresco à Nice est l'un des derniers palaces familiaux 100% français — VALERY HACHE AFP

Ce dossier qui avait démarré au tournant de l’année 2013 vient de connaître un rebondissement. L'enquête sur des soupçons d'abus de faiblesse au préjudice de l’ancienne propriétaire du célébrissime hôtel Negresco de Nice, morte en 2019 et sous tutelle au cours des dernières années de sa vie, a abouti à un non-lieu.

Le parquet de Nice indique avoir fait appel de cette décision. Il attend maintenant que la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence se prononce.

L’ancien administrateur de l’hôtel était visé

Une administratrice judiciaire avait été nommée à la tête de l’établissement quand la justice avait commencé à soupçonner des manœuvres autour de Jeanne Augier pour capter l’hôtel, au moment où sa propriétaire était placée sous tutelle.

L’année suivante, Pierre Couette, tout jeune administrateur de l’hôtel à l’époque, était visé par une procédure pour « abus de faiblesse ». Il était licencié puis mis en examen en 2016. Ce spécialiste d’histoire de l’art originaire du Mans était soupçonné d’avoir fait signer des contrats de travail très avantageux à la vieille dame, que ses salariés appelaient « Madame ». Sans héritier, Jeanne Augier est morte en janvier 2019 à l’âge de 95 ans.

Une autre administratrice judiciaire parisienne Béatrice Dunogué-Gaffié gère le fonds créé en 2009 par Jeanne Augier pour hériter de tout l’hôtel. Dernier palace à capitaux 100 % français, l’hôtel de 124 chambres, parfois surnommé la tour Eiffel de Nice et trônant sur la Promenade des Anglais, pourrait valoir entre 300 et 400 millions d’euros.