Nice: Quatre militants de Greenpeace à nouveau en garde à vue

INTERPELLATIONS Ils participaient à une nouvelle « campagne » d’affiche avec de la « peinture à la craie et de colle à base de farine »

Fabien Binacchi

— 

Une action de Greenpeace pour dénoncer la pollution de l'air (Illustration)
Une action de Greenpeace pour dénoncer la pollution de l'air (Illustration) — A. Ighirri / 20 Minutes

Ils ont été arrêtés après une nouvelle « campagne » d’affiche dans les rues de Nice « pour demander aux candidats aux élections municipales de s’engager contre la pollution de l’air liée au trafic routier ». Depuis 23 h lundi soir, quatre militants du groupe local Greenpeace sont en garde à vue, a annoncé l’ONG ce mardi matin. L’association dénonce « des méthodes d’intimidation ».

« Nice vise-t-elle le record d’arrestations pour usage de peinture à la craie et de colle à base de farine ? », s’interroge Sarah Fayolle, chargée de campagne transports pour Greenpeace France. Ces nouvelles interpellations, par la police municipale selon l’ONG, « démontrent que Greenpeace parle de questions qui fâchent dans la ville », dit-elle.

En janvier, huit personnes avaient déjà été interpellées et placées en garde à vue pour des « dégradations » sur du mobilier urbain. « #On veut respirer », « De l’air ! », « Stop diesel », étaient écrits, au pochoir ou sur des affiches, également placées sur la devanture de la permanence « des amis du maire », Christian Estrosi. L’élu Les Républicains avait annoncé sa volonté de porter plainte avant de, finalement, y renoncer.