Alpes-Maritimes : « L’empoisonneur au viager » condamné plus lourdement en appel

PROCES Olivier Cappelaere, 50 ans, a écopé de 25 ans de prison pour avoir tenté d’éliminer sa crédirentière

20 Minutes avec AFP

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La retraitée empoisonnée discute avec son avocat sur le parvis du palais de justice de Nice, le 4 mars 2019
La retraitée empoisonnée discute avec son avocat sur le parvis du palais de justice de Nice, le 4 mars 2019 — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

La cour d’assises d’appel des Bouches-du-Rhône a condamné jeudi à 25 ans de réclusion criminelle un ex-dirigeant d'entreprise qui avait tenté d'empoisonner avec du collyre vétérinaire une octogénaire dont il avait acquis l’appartement en viager. En première instance, Olivier Cappelaere, 50 ans, avait été condamné à 20 ans de réclusion.

Alors qu’il avait toujours contesté les faits, l’accusé a passé des aveux. Il a reconnu être entré le 7 avril 2015 dans l’appartement de Suzanne Bailly, aujourd’hui âgée de 90 ans, pour verser de l’atropine dans sa bouteille d’eau.

Il a expliqué ne pas avoir voulu tuer la retraitée mais la rendre juste malade, qualifiant cette décision d'« idée folle ». Il comptait « bêtement » que cette Belfortaine ne vienne plus dans son appartement du Cannet (Alpes-Maritimes) dont il aurait pu disposer.

Un ami de la retraitée également empoisonné

Comme lors de précédentes hospitalisations, quelques semaines plus tôt, les médecins avaient évoqué un AVC. Mais en avril 2015, l’octogénaire avait eu le temps de prévenir un ami lui faisant observer que son eau avait un goût amer. L’ayant goûtée, cet homme d’une soixantaine d’années, également partie civile, avait été pris des mêmes symptômes.

L’atropine ayant servi à empoisonner l’eau minérale provenait d’un collyre vétérinaire utilisé par l’accusé pour son chien et dont dix flacons avaient été retrouvés à son domicile. Présente lors des débats, Suzanne Bailly a souligné qu’elle avait été « démolie » physiquement et moralement, étant toujours en proie à des crises de larmes.