Procès Redoine Faïd : 250.000 euros de travaux pour renforcer la sécurité au tribunal de Saint-Omer

JUSTICE Le procès en appel de Redoine Faïd et trois autres accusés, qui doit se tenir du 27 février au 18 mars à Saint-Omer, est placé sous haute surveillance

G.D. avec AFP
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Redoine Faïd, en 2010, lors d'une émission de télé.
Redoine Faïd, en 2010, lors d'une émission de télé. — IBO / SIPA
  • Le jeudi 27 février s’ouvre, pour trois semaines, le procès en appel de Redoine Faïd et trois autres accusés à la cour d’assises du Pas-de-Calais, à Saint-Omer.
  • Les quatre hommes doivent être rejugés pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs après l’attaque d’un fourgon blindé en 2011, près d’Arras.
  • La sécurité a été renforcée pour ce procès d’un accusé qui s’est déjà évadé deux fois de prison.

Sécurité renforcée pour un condamné particulier. Le jeudi 27 février s’ouvre le procès en appel de Redoine Faïd et trois autres accusés, Said Agouni, Fahri Berisa et Ahmed Yekken, à la cour d’assises du Pas-de-Calais, à Saint-Omer. Il doit durer trois semaines.

Les quatre hommes doivent être rejugés pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs. En octobre 2017, la cour d’assises du Nord avait condamné Redoine Faïd à dix-huit ans de réclusion criminelle. Il avait été reconnu coupable, avec quatre autres complices, d’avoir attaqué à l'explosif un fourgon blindé de la société Loomis sur une route nationale du Pas-de-Calais, près d’Arras, en mars 2011. Plus de deux millions d’euros avaient été dérobés.

Renvoi du procès ?

Sauf renvoi du procès, que vont demander ses avocats en raison de la grève des avocats, la cour de Saint-Omer va donc être le théâtre d’une audience hors norme du fait de la personnalité du principal accusé. Condamné plusieurs fois pour braquage, Redoine Faïd s’est évadé deux fois de prison. La première fois de Sequedin, dans le Nord, en 2013 avec l’aide d’explosifs. La seconde de Réau, en 2018, en hélicoptère.

C’est dire si l’homme va être surveillé durant le procès. Le sous-préfet et le procureur de Saint-Omer ont annoncé, lundi, le dispositif de sécurité qui sera déployé par crainte d’une nouvelle tentative d’évasion. Le secteur sera confiné. Deux rues, dont celle du tribunal, seront fermées à la circulation et au stationnement. Les obsèques ne pourront, par exemple, pas être célébrées dans la cathédrale jouxtant le palais de justice durant la durée du procès.

Travaux de sécurisation pour 250.000 €

Néanmoins, les écoles alentour resteront ouvertes. Par ailleurs, un arrêté d’interdiction de survol a été pris, à part pour les hélicoptères des services de l’Etat, selon La Voix du Nord.

Le palais de justice de Saint-Omer a également réalisé des travaux de sécurisation spécifique pour 250.000 €, notamment l’installation de deux portiques de détecteurs de métaux, avec un système de contrôle de bagages aux rayons X et un groupe électrogène. Après un contrôle d’identité renforcé, le public, sous réserve des places disponibles, pourra assister au procès.

De son côté, Redoine Faïd a commencé une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention à Vendin-le-Vieil, près de Lens.