Retrait de Benjamin Griveaux : Piotr Pavlenski et sa compagne Alexandra de Taddeo mis en examen

ENQUETE Une information judiciaire a été ouverte pour atteinte à l’intimité de la vie privée et diffusion sans accord de la personne d’un enregistrement portant sur des images à caractère sexuel

F.F. avec AFP

— 

Benjamin Griveaux au Théâtre du Gymnase à Paris, le 26 novembre 2019.
Benjamin Griveaux au Théâtre du Gymnase à Paris, le 26 novembre 2019. — ISA HARSIN/SIPA

L’artiste russe Piotr Pavlenski et sa compagne Alexandra de Taddeo ont été mis en examen, ce mardi, et placés sous contrôle judiciaire dans l’affaire des vidéos intimes qui a poussé Benjamin Griveaux à renoncer à briguer la mairie de Paris, ont annoncé leurs avocats.

Tous deux sont mis en examen pour « atteinte à l’intimité de la vie privée par enregistrement ou transmission de l’image d’une personne présentant un caractère sexuel » et « diffusion sans l’accord de la personne d’un enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel et obtenues avec son consentement ou par elle-même ».

L’artiste convoqué le 3 mars

Piotr Pavlenski n’a en revanche pas été mis en examen pour les violences commises avec arme le 31 décembre et fera l’objet d’une convocation ultérieure, a annoncé son avocat, Yassine Bouzrou, ce mardi en fin de journée. Le placement en détention provisoire de Piotr Pavlenski a été requis par le parquet pour les violences commises le soir du réveillon, a annoncé ce dernier.

« J’étais sûr que j’allais aller en prison. […] J’étais très surpris quand le juge d’instruction m’a dit "vous êtes libre" », a déclaré Piotr Pavlenski à sa sortie du palais de justice de Paris, précisant qu’il serait convoqué le 3 mars. « Je pensais que la France c’était le pays de la liberté d’expression. Ce n’est pas du tout le cas », a-t-il poursuivi.

Pas de contact entre eux

Plus tôt dans la journée, Alexandra de Taddeo, destinataire des images à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, a elle aussi été mise en examen, a précisé l’avocate. Leurs contrôles judiciaires les empêchent d’entrer en contact.

Le parquet de Paris a ouvert deux informations judiciaires contre l’artiste russe, la première pour des violences commises avec arme la soirée du Réveillon et la seconde pour la diffusion de vidéos intimes de Benjamin Griveaux.