Soupçons de financement libyen : Le recours d’Alexandre Djouhri contre son incarcération examiné ce mercredi

PROCEDURE L’homme d’affaires est au cœur de l’enquête sur un potentiel financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007

20 Minutes avec AFP
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Alexandre Djouhri avant son extradition vers la France, en janvier.
Alexandre Djouhri avant son extradition vers la France, en janvier. — Alastair Grant/AP/SIPA

La cour d’appel de Paris examinera ce mercredi le recours de l’homme d’affaires Alexandre Djouhri contre son placement en détention provisoire dans l’affaire du présumé financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. La chambre de l’instruction peut rendre sa décision le jour même, confirmant la détention ou ordonnant un placement sous contrôle judiciaire. Elle peut aussi demander une expertise médicale avant de se prononcer, Alexandre Djouhri souffrant de graves problèmes cardiaques.

L’homme d’affaires franco-algérien de 60 ans a été incarcéré le 31 janvier après sa mise en examen par les juges d’instructions du pôle financier du tribunal de Paris. Apparu au cœur de versements suspects entre la Libye de Mouammar Khadafi et des proches de Nicolas Sarkozy, il a été mis en examen pour neuf chefs, dont « corruption active », « complicité et recel de détournements de fonds publics » ainsi que « blanchiments en bande organisée » de ces infractions.

Brève grève de la faim

Incarcéré à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), il s’est déclaré en grève de la faim avant d’y mettre un terme au bout de deux jours « après s’être entretenu avec ses avocats », selon une source proche du dossier. Réclamé depuis deux ans par la justice française, il a été interpellé le 30 janvier à son arrivée à l’aéroport parisien de Roissy en provenance de Londres, où il avait été arrêté en janvier 2018 en vertu de mandats d’arrêt européens.

Alexandre Djouhri, qui résidait à Genève avant son arrestation, avait été hospitalisé dans la capitale britannique à cause d’une série d’accidents cardiaques peu après son arrestation. Libéré, il avait été assigné à résidence après avoir payé 1,13 million d’euros de caution.