Toulouse : Fin de cavale pour l'ex directeur d'agence postale, condamné dans deux affaires de braquage

JUSTICE Soupçonné d’être le cerveau du braquage de deux agences postales toulousaines, Redouane Ikil avait pris la fuite en juillet dernier, au dernier jour de son procès où il a été condamné

20 Minutes avec AFP

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Un bureau de poste toulousain. (Illustration).
Un bureau de poste toulousain. (Illustration). — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Il a été interpellé dimanche par la police algérienne à Oran, huit mois après le début de sa cavale a révélé La Dépêche du Midi ce mardi. Le 6 juillet dernier, la cour d’assises du Tarn, à Albi, condamnait Redouane Ikil à dix-huit ans de prison pour « séquestration » et « extorsion de fonds ». Alors qu’il comparaissait libre à son procès en appel, le dernier jour, cet ancien directeur d’agence postale, accusé d’être le cerveau de deux braquages violents commis dans deux bureaux de poste toulousains, ne s’était pas présenté à l’audience, « pris de panique » selon son avocat.

La cour avait alors émis un mandat d’arrêt pour intercepter ce Franco-Algérien qui a toujours clamé son innocence. Les enquêteurs l’ont toujours soupçonné d’avoir tuyauté ceux qui avaient commis les braquages en 2012 et 2013, après avoir enlevé chez elles des employées des deux agences visées. 

Pourvoi en cassation

Un seul des auteurs a été interpellé et condamné. Mais ce dernier n’a jamais impliqué Redouane Ikil, qui a bénéficié d'un comité de soutien depuis son incarcération en 2014. En juin 2017, lors de son premier procès, les jurés n’ont pas suivi l’avocat général et ont relaxé l’ancien postier. Ce qui n’a pas été le cas en appel. Selon son avocat, il s'est depuis pourvu en cassation.

« Pour les victimes de M. Ikil, son arrestation est un soulagement, elles ne se sentaient pas en sécurité tant que cet homme était dans la nature. Et pour la justice, c’est important aussi que cet homme qui s’est enfui de façon si indigne soit maintenant exposé à purger sa peine », a indiqué de son côté le défenseur des parties civiles, Me Laurent De Caunes.