Nice : Le procès de militants poursuivis pour la dégradation d’une banque reporté

REPORT D’autres actions ont été menées par solidarité dimanche et ce lundi ailleurs en France, trois personnes ont notamment été arrêtées à Lyon

20 Minutes avec AFP
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Une agence de la Société générale (Illustration)
Une agence de la Société générale (Illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA
  • Neuf personnes, dont trois militants d’Attac et un d’Extinction Rebellion, sont poursuivies pour « dégradations » et « participation à un groupement en vue de la destruction de biens ».
  • Une agence bancaire de la Société générale avait été « salie » avec de « la peinture biodégradable » le 26 octobre 2019 à Nice.
  • Leur procès a été reporté au 17 décembre 2020.

Ils sont repartis du tribunal avec une nouvelle convocation pour le 17 décembre. Neuf personnes, dont trois militants d'Attac et un d’Extinction Rebellion, poursuivis pour avoir sali la façade d'une agence bancaire à Nice, ont comparu ce lundi mais leur procès, « disproportionné » selon leurs soutiens, a été renvoyé en raison de la grève des avocats.

Poursuivis pour « dégradations » et « participation à un groupement en vue de la destruction de biens », les neuf prévenus, dont des «gilets jaunes», avaient été placés 48 heures en garde à vue après le 26 octobre. Leurs domiciles avaient été perquisitionnés.

De nouvelles actions dimanche et ce lundi

Ce lundi, une cinquantaine de personnes étaient venues les soutenir devant le palais de justice de Nice. Par solidarité, des membres d’Extinction Rebellion s’en sont pris à nouveau dimanche soir et également ce lundi à des agences de la Société Générale, maculées pour certaines au blanc de Meudon. A Montpellier, les militants ont placardé une affiche « La Société Générale finance l’extinction du vivant » sur leurs devantures. A Lyon, trois d’entre eux ont été arrêtés lundi à la mi-journée, selon le mouvement.

Affirmant que ce dossier est « truffé de nullités », Me Maeva Binimelis, l’un des trois avocats en défense à Nice, a souligné que des actions semblables n’avaient donné lieu à aucune poursuite : « On parle de dégradations commises avec de la peinture biodégradable qui s’efface à mains nues », a-t-elle dit, alors que la banque visée, la Société Générale, non représentée à l’audience, a versé au dossier un devis de nettoyage de 12.000 euros.

« Des banques qui font des investissements sales »

« Pour cette juridiction (à Nice), si vous êtes un militant, vous êtes un délinquant, c’est choquant et pas normal », a dénoncé le porte-parole d’Attac France Raphaël Pradeau.

« Le mode d’action utilisé à Nice, on l’a utilisé des dizaines de fois ailleurs partout en France pour salir symboliquement des banques qui font des investissements sales dans les énergies fossiles qui contribuent au dérèglement climatique », a-t-il ajouté. Des pigments noirs avaient été ajoutés à du blanc de Meudon.