Côte d’Azur : L’empoisonneur au viager bientôt de retour aux assises dans une autre affaire ?

ENQUETE CLOSE Olivier Cappelaere, condamné à 20 ans de prison pour avoir tenté d’éliminer une crédirentière pourrait être renvoyé pour l’assassinat d’une nonagénaire

F.B.
L'octogénaire empoisonnée discute avec son avocat sur le parvis du palais de justice de Nice, le 4 mars 2019
L'octogénaire empoisonnée discute avec son avocat sur le parvis du palais de justice de Nice, le 4 mars 2019 — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

En mars dernier, il écopait de 20 ans de réclusion criminelle pour avoir tenté de se débarrasser de l’occupante de l’un de ses appartements acheté en viager au Cannet (Alpes-Maritimes). Mis en examen dans une autre affaire au moment du procès, Olivier Cappelaere, 50 ans, pourrait bientôt retrouver le chemin de la cour d’assises.

Selon Nice-Matin, cette enquête est clôturée et cet homme animé « par la peur de manquer d’argent » d’après un expert devrait être renvoyé pour l’assassinat par empoisonnement d’une autre retraitée du Cannet.

Son légataire universel

Jacqueline Humbert, une nonagénaire avec qui il entretenait une solide amitié et qui l’avait désigné comme légataire universel, est décédée dans des circonstances troubles. Le 2 novembre 2014, la femme de 92 ans est hospitalisée. Elle ne reprendra jamais conscience.

Selon le quotidien régional, le parquet de Grasse estime que des charges sont suffisantes pour renvoyer une seconde fois le suspect devant la cour d’assises pour avoir tué Jacqueline Humbert par l’administration d’une substance de nature à entraîner la mort.

A son procès de mars 2019, Olivier Cappelaere était accusé d’avoir voulu, à trois reprises début 2015, tenté d’empoisonner une octogénaire en lui faisant ingérer de l’atropine à son insu. Mortelle à haute dose, la substance retrouvée au domicile de l’ancien chef d’entreprise, avait été détectée dans une de ses bouteilles d’eau. Un voisin, qui avait lui même goûté à cette eau contaminée, terminait également aux urgences.