Strasbourg : Ecroués pour avoir tenter d'escroquer un entrepreneur en lui achetant 600 scooters

ARNAQUE Un entrepreneur alsacien a été victime d’une tentative d’arnaque appelée « RIP deal »

Nils Wilcke

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Illustration de la police judiciaire.
Illustration de la police judiciaire. — E. Frisullo / 20 Minutes
  • Deux hommes ont été écroués le 20 janvier à Strasbourg pour avoir tenté d’arnaquer un entrepreneur alsacien.
  • Ce dernier s’était vu « proposer l’achat de 600 scooters électriques pour un montant de 1,8 million d’euros », a annoncé ce mercredi la police judiciaire.
  • Ils étaient très bien organisés, les perquisitions à leurs domiciles montrent qu’ils avaient « l’intention de reproduire leur combine », indique la DIPJ de Strasbourg.

Deux hommes ont été présentés à juge d’instruction et écroués le 20 janvier à Strasbourg pour avoir tenté d’arnaquer un entrepreneur alsacien. Ce dernier s’était vu « proposer l’achat de 600 scooters électriques pour un montant de 1,8 million d’euros », a annoncé ce mercredi la police judiciaire.

Une arnaque à la transaction appelée aussi « RIP deal », en forte hausse ces dernières années. Il s’agit d’une arnaque impliquant de fortes sommes d’argent, pour un bien immobilier ou d’importantes quantités de marchandises.

Rendez-vous à Bruxelles puis à Strasbourg

La dernière victime en date est un entrepreneur alsacien, sollicité en juin 2019 par « une société d’investissement basée au Royaume-Uni lui faisant miroiter l’achat de 600 scooters pour 1,8 million d’euros », indique à 20 Minutes le commandant Jean-Baptiste Larauza, chargé de communication à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Strasbourg.

Le chef d’entreprise, « en confiance après avoir consulté le faux site Internet des individus qui semblait tout à fait réel » rencontre une première fois un intermédiaire dans un restaurant à Bruxelles, puis une seconde fois en août dans un hôtel à Strasbourg pour finaliser la transaction.

Des billets grossièrement imités

Sauf que ce jour-là, rien ne se passe comme prévu. « L’intermédiaire, qui devait payer un acompte en liquide de 200.000 euros en échange d’une commission de 100.000 euros de l’entrepreneur lui montre une mallette remplie de billets grossièrement imités », raconte le commandant Larauza. Face aux doutes de l’entrepreneur, l’intermédiaire s’enfuit en laissant derrière lui la mallette de faux billets. C’est cet indice qui a notamment permis aux enquêteurs d’interpeller quatre individus âgés de 20 à 27 ans le 15 janvier dernier.

Trois d’entre eux ont été mis en examen ce lundi pour « tentative d’escroquerie », deux ont été incarcérés et le troisième a été placé sous contrôle judiciaire. L’implication du quatrième, qui a conçu le faux site Internet, n’a pas été démontrée et il a été relâché. « Ils étaient très bien organisés, les perquisitions à leurs domiciles montrent qu’ils avaient l’intention de reproduire leur combine », indique la police judiciaire.

Un mandat d’arrêt a été émis contre le cinquième membre de l’équipe, à l’étranger quand les interpellations ont été menées.