Affaire Vecchi : Des élus de gauche dénoncent « le drame judiciaire » vécu par l’ancien activiste italien

JUSTICE Après plusieurs années de clandestinité, l’ancien militant avait été arrêté le 8 août dans le Morbihan

J.G. avec AFP

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Vincenzo Vecchi à sa sortie de prison le 15 novembre.
Vincenzo Vecchi à sa sortie de prison le 15 novembre. — Loïc Venance / AFP

Ils dénoncent « un drame judiciaire », estimant que cette « affaire emblématique » révèle des « dysfonctionnements ». Plusieurs députés de gauche ont apporté mardi leur soutien à Vincenzo Vecchi, un ancien activiste italien qui avait été interpellé le 8 août, dans le Morbihan, après plusieurs années de clandestinité.

Réclamé par l’Italie où il est sous la menace d’une longue peine de prison, Vincenzo Vecchi avait fait l’objet de deux mandats d’arrêt européens pour sa participation à des manifestations lors du sommet du G8 à Gênes en 2001 et à Milan en 2006. En novembre, la cour d’appel de Rennes avait ordonné sa remise en liberté, mais la Cour de cassation a cassé cette décision un mois après, et le dossier est désormais renvoyé devant la cour d’appel d’Angers.

François Ruffin y voit un « écho » avec certaines situations en France

Lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, le député Pierre Dharréville (PCF) a dit sa volonté « d’arriver à faire justice pour Vincenzo et pour toutes ceux et celles qui pourraient se retrouver dans sa situation avec l’application de ce mandat d’arrêt européen qui mériterait d’être largement revu ». Il s’exprimait en présence notamment de plusieurs autres élus PCF, LFI ou Libertés et Territoires, et de membres du comité de soutien de Vincenzo Vecchi.

Parmi eux, l’écrivain Eric Vuillard, prix Goncourt 2017, a rappelé que cette affaire concernait quelqu’un « qui a été arrêté parce qu’il a manifesté » et risque « douze ans de prison pour des faits mal établis ». Cela « prend une résonance un peu particulière » dans l’ambiance actuelle marquée par « une répression très forte des mouvements sociaux », a-t-il ajouté, François Ruffin (LFI) voyant aussi un « écho » avec certaines situations en France.