Marseille : Jusqu'à sept ans de prison pour le vol d'armes de guerre sur une base militaire

PROCES Une femme et quatre hommes étaient jugés à Marseille pour un vol en septembre 2016. Plusieurs caisses avaient été volées

J.S.-M. avec AFP

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Neuf fusils Famas avaient été dérobés (photo d'illustration).
Neuf fusils Famas avaient été dérobés (photo d'illustration). — L. Marin / AFP

« J’ai honte, j’ai trahi la France », a lancé David Girault devant le tribunal correctionnel statuant en matières militaires, à Marseille. Cet homme, qui affirme qu’il buvait « tous les jours du soir au matin », était jugé avec quatre complices présumés pour le vol d'armes de guerre sur la base militaire d'Istres, en 2016. Il a été condamné à cinq ans de prison dont un an de sursis avec mise à l’épreuve et incarcéré.

Sébastien Riviera, à l’époque en cavale et consommateur de deux à cinq grammes de cocaïne par jour, a été condamné à six ans de prison dont un an de sursis avec mise à l’épreuve. Il a soutenu s’être « fait piéger » par José Fenoll : « J’avais besoin d’argent ».

José Fenoll a été condamné à la plus lourde peine, sept ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Il s’est présenté devant le tribunal comme un amateur d’armes ayant acquis le stock avec l’idée d’en revendre pour « se faire un petit billet ».

Quatre pistolets jamais retrouvés

Une ancienne militaire d’Istres reconvertie dans la sécurité aéroportuaire a été déclarée coupable de complicité et condamnée à deux ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve. Un dernier complice a été condamné à trois ans d’emprisonnement dont 18 mois de sursis et mise à l’épreuve.

Alertés anonymement par José Fenoll, les gendarmes avaient récupéré les armes volées quelques semaines après le vol, à l’exception d’un fusil d’assaut Famas, découvert plus tard dans une cité marseillaise, et d’un autre Famas et de quatre pistolets automatiques, jamais retrouvés.