Alain Soral relaxé pour sa quenelle devant le tribunal, le parquet de Colmar fait appel

JUSTICE L'essayiste d'extrême-droite, relaxé le 10 janvier à l'issue d'un procès pour avoir fait une quenelle devant le tribunal de Colmar, va être rejugé

Nils Wilcke

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Alain Soral, lors d'une conférence de presse le 4 juin 2009, à Paris.
Alain Soral, lors d'une conférence de presse le 4 juin 2009, à Paris. — BORIS HORVAT / AFP

Alain Soral n'en a pas fini avec la justice en Alsace. L'essayiste d'extrême-droite, relaxé le 10 janvier à l'issue d'un procès pour avoir fait une quenelle devant le tribunal de Colmar, va être rejugé.

La procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard, indique en effet à 20 Minutes ce mardi soir avoir fait appel de cette décision. Alain Soral était poursuivi pour injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion et provocation publique à la haine ou à la violence. La procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard, avait requis six mois d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve ainsi que l’obligation d’indemniser les parties civiles.

Six mois d’emprisonnement avec sursis requis

Une enquête avait été ouverte en mai à l’initiative du parquet de Colmar après la diffusion de la photo. La Licra avait porté plainte. Le Consistoire israélite du Haut-Rhin et l’association SOS Racisme s’étaient portés parties civiles.

Pour expliquer la relaxe de l'essayiste d'extrême-droite, le tribunal avait « estimé que la diffusion par le prévenu de la photographie de la quenelle prise dans un lieu non mémoriel et sans lien avec la religion juive (...) ne constitue pas les infractions d'injure publique et de provocation publique à la haine », indiquait alors le parquet de Colmar.