Strasbourg : Deux frères jugés en appel pour avoir tué un retraité avec un sabre pour 110 euros

PROCES Deux frères, Guillaume et Alexandre, comparaissent ce mardi 14 janvier devant la cour à Strasbourg, pour avoir tué en octobre 2016 un retraité d’un coup de sabre

N.W. avec AFP

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Le tribunal de grande instance de Strasbourg.
Le tribunal de grande instance de Strasbourg. — B. Poussard / 20 Minutes.
  • Deux frères, Guillaume et Alexandre comparaissent ce mardi 14 janvier devant la cour d’assises à Strasbourg.
  • Ils sont jugés en appel pour avoir tué en octobre 2016, un retraité d’un coup de sabre, devant son épouse.
  • Ce deuxième procès s’ouvre malgré la demande de renvoi formulée par les avocats de la défense.

Deux frères de retour aux Assises. Guillaume et Alexandre comparaissent ce mardi 14 janvier à  Strasbourg. Ils sont jugés en appel pour avoir tué en octobre 2016, un retraité d’un coup de sabre, devant son épouse.

La victime, un retraité de 63 ans, se reposait après une randonnée avec son épouse dans leur camping-car sur un parking de Bourbach-le-Haut, dans le Haut-Rhin.

Avec un katana et un pistolet à grenaille

Les deux frères étaient entrés de force dans le véhicule en réclamant de l’argent, armés d’un pistolet à grenaille et d’un katana, un sabre japonais. Le retraité avait été mortellement blessé par un coup porté à l’abdomen avec le sabre. Les assaillants avaient ensuite pris la fuite avec pour seul butin la somme de 110 euros.

En première instance, les deux frères, aujourd’hui âgés de 28 et 30 ans, ont été condamnés à 22 ans de réclusion, assortis d’une période de sûreté des deux-tiers, pour extorsion de fonds avec violences ayant entraîné la mort. Les deux frères avaient fait appel.

Le plus jeune des deux frères, Guillaume, avait porté les coups. Il a expliqué avoir tenté de repousser le retraité, qui voulait s’emparer du pistolet braqué par son frère, Alexandre.

Renvoi rejeté en appel

« Ils reconnaissent les faits mais ils n’ont eu à aucun moment l’intention de donner la mort », a insisté auprès de l’AFP Jean-Christophe Loew, l’avocat d’Alexandre, avant l’ouverture du procès en appel.​ Pour Maître Marylène Correia, qui représente la famille de la victime, « il y a un auteur moral et un auteur qui a porté le coup fatal : Alexandre est l’instigateur et l’auteur moral et doit être condamné de la même façon que son frère ».

« La justice ne serait pas rendue si Alexandre avait moins que Guillaume », selon elle, alors que « Guillaume est complètement sous la coupe d’Alexandre ». Ce deuxième procès s’ouvre malgré la demande de renvoi formulée par les avocats de la défense. La Cour a rejeté cette demande, suivant l’avis de l’avocat général Alexandre Chevrier. Le magistrat jugeait difficile de renvoyer l’audience sans infliger une épreuve supplémentaire à la veuve de la victime. Le verdict est attendu vendredi.