Colmar : Alain Soral relaxé pour sa quenelle devant le tribunal correctionnel

PROCES Alain Soral était poursuivi après la diffusion d'une photo le montrant en train de faire une quenelle devant le tribunal de Colmar

Nils Wilcke

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Alain Soral (Archives)
Alain Soral (Archives) — LOIC VENANCE / AFP

L’essayiste d’extrême droite Alain Soral, Alain Bonnet de son vrai nom, a été relaxé, ce vendredi, pour une photo qui le montrait faisant une quenelle devant le tribunal de Colmar le 5 mai 2019, a appris 20 Minutes du parquet.

Il était poursuivi pour injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion et provocation publique à la haine ou à la violence. La procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard, avait requis six mois d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve ainsi que l’obligation d’indemniser les parties civiles.

La procureure a 10 jours pour faire appel

Une enquête avait été ouverte en mai à l’initiative du parquet de Colmar après la diffusion de la photo. La Licra avait porté plainte. Le Consistoire israélite du Haut-Rhin et l’association SOS Racisme s’étaient portés parties civiles. Comment expliquer cette relaxe? « Le tribunal a estimé que la diffusion par le prévenu de la photographie de la quenelle prise dans un lieu non mémoriel et sans lien avec la religion juive (...) ne constitue pas les infractions d'injure publique et de provocation publique à la haine », indique le parquet de Colmar. 

La procureure de la République indique de son côté qu'elle va « analyser la motivation du jugement » et rappelle qu'elle « a 10 jours pour faire appel » de cette relaxe. L’essayiste a été condamné en octobre, à un an de prison ferme pour avoir qualifié le Panthéon de « déchetterie casher » dans une vidéo postée l’an dernier sur son site Internet.