Montpellier : Un collectif se bat contre l'implantation d'un centre commercial Decathlon dans un champ

JUSTICE Près d'une centaine de militants se sont rassemblés devant le tribunal administratif, ce mardi matin, alors qu'un nouveau recours était examiné par la justice

Nicolas Bonzom

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C'est sur ce champ de 24 hectares qu'est prévu Oxylane, .
C'est sur ce champ de 24 hectares qu'est prévu Oxylane, . — N. Bonzom / Maxele Presse / 20 Minutes
  • Decathlon porte un projet de centre multi-activités dans un champ, près de Montpellier.
  • Le collectif Oxygène demande le retrait de ce projet.
  • Ce mardi, le tribunal administratif examinait un nouveau recours contre le projet.

Près d’une centaine de militants du collectif Oxygène se sont rassemblés, ce mardi matin, devant le tribunal administratif de Montpellier, dans l'Hérault, pour demander, une nouvelle fois, le retrait du projet Oxylane. Ce futur centre commercial multi-activités d’environ 24 hectares, porté par Decathlon, doit être construit dans un champ, près de Saint-Clément-de-Rivière, une commune située au nord de Montpellier.

Des militants du collectif Oxygène qui se bat contre l'implantation d'un centre commercial Oxylane près de Montpellier
Des militants du collectif Oxygène qui se bat contre l'implantation d'un centre commercial Oxylane près de Montpellier - N. Bonzom / Maxele Presse

« Nous sommes opposés à ce projet, car nous souhaitons préserver ces terres agricoles, mais aussi parce qu’autour de Montpellier, nous ne manquons pas de commerces de ce genre, gronde Cathy Valat, membre du collectif Oxygène. Ce serait une véritable verrue. » « Nous avons élaboré un contre-projet, qui prévoit la possibilité de faire du maraîchage, et des céréales là où ce n’est pas possible, reprend Jean-Michel Hilary, porte-parole du collectif. L’idée est, par exemple, de pouvoir alimenter les cantines. »

« Ce dossier est obsolète »

Le tribunal administratif examinait, ce mardi matin, un nouveau recours, déposé par l’association SOS Lez Environnement, membre d’Oxygène, qui estime que les études sur la gestion de l’eau autour de ce projet de centre commercial sont insuffisantes. Lors de l’audience, le rapporteur public a recommandé au tribunal de rejeter cette requête.

« J’ai été déçue, a réagi Mélodie Lemire, l’avocate de l’association SOS Lez Environnement. Nous sommes dans une zone inondable, dans une zone où la ressource en eau a fait preuve de pénuries depuis plusieurs années. Nous sommes face à un projet d’une ampleur importante, qui va imperméabiliser plus de 11 hectares. Ce dossier est obsolète, il ne prend absolument pas en compte la tendance climatique actuelle. »

« Ce projet existe depuis 2008, et progressivement, toutes les décisions ont été attaquées, et progressivement, à l’exception d’une censure partielle qui a été corrigée, les juridictions ont validé le projet, se félicite de son côté Antoine Louche, l’avocat de Decathlon. Ce projet est un peu précurseur, car il a été longuement réfléchi en amont, pour répondre aux exigences actuelles de prise en compte de l’environnement. » Le tribunal administratif de Montpellier rendra son jugement dans une quinzaine de jours.