Patrick Balkany: L'ancien maire de Levallois a été transféré à la Pitié-Salpêtrière

JUSTICE Ce transfert de l’hôpital Cochin à la Pitié-Salpêtrière inquiète son épouse Isabelle Balkany

20 Minutes avec AFP

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Le couple Balkany, au premier jour de leur procès en appel
Le couple Balkany, au premier jour de leur procès en appel — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

C’est Isabelle Balkany, épouse de l’ancien maire de Levallois-Perret, qui a tiré la sonnette d’alarme sur les réseaux sociaux ce dimanche. Incarcéré depuis le 13 septembre et hospitalisé depuis le 12 décembre à l’hôpital Cochin, Patrick Balkany a été transféré le 27 décembre à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il a été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale et cinq ans pour blanchiment de fraude fiscale.


Selon la maire par intérim de Levallois-Perret, cette décision a été prise « subitement, en une heure et sans prévenir le professeur magique de gastro-entérologie, littéralement et légitimement interloqué, qui lui a sauvé la vie ». « 'On' (??) a pris la décision de le transférer (en fourgon et non en ambulance) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans un service 'sécurisé' 'pénitentiaire', mais sans spécialistes médicaux… », explique-t-elle dans son message.

« Il a failli claquer ! »

Mais d’après « Le Parisien », ce transfert serait en réalité d’ordre pratique. « Depuis son hospitalisation à Cochin, la chambre de Patrick Balkany était surveillée en permanence par trois policiers. Cette fois, il a rejoint un service dédié aux personnes détenues », précise le quotidien. « Il a failli claquer ! Il a eu un infarctus digestif, rétrospectivement ça me fait frémir. Il avait entre 60 et 80 % de chance d’y rester à cause de l’accumulation de médicaments. », conclut Isabelle Balkany, toujours dans les colonnes du Parisien.

Patrick et Isabelle Balkany ont été jugés fin 2019 pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale aggravé. Pour le premier volet, ils ont respectivement écopé de quatre ans de prison avec mandat de dépôt et de trois ans de prison sans mandat de dépôt. Ils doivent être jugés en appel le 4 mars 2020. Pour le second chef d’accusation, ils ont été condamnés à respectivement cinq et quatre ans de prison. Ils seront rejugés en appel du 3 au 19 février 2020.