« Gilets jaunes » à Narbonne : Prison ferme requise contre 27 manifestants pour l’incendie d’un péage

PROCES La barrière de péage de Narbonne sud, mais aussi les locaux du peloton autoroutier de la gendarmerie et de Vinci Autoroutes avaient été incendiés

Jérôme Diesnis

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Le péage de Narbonne sud, incendié dans la nuit du 1er au 2 décembre 2018.
Le péage de Narbonne sud, incendié dans la nuit du 1er au 2 décembre 2018. — Alain ROBERT/SIPA
  • Le procès de 31 « gilets jaunes » soupçonnés d’être les auteurs de l’incendie du péage de Narbonne dans la nuit du 1er au 2 décembre 2018 s’est ouvert le 9 décembre.
  • Le parquet a requis des peines de prison ferme pour 27 des 31 prévenus. La peine maximale demandée est de six ans de prison (dont un avec sursis).
  • Le procès devant le tribunal correctionnel de Narbonne doit s’achever vendredi.

Des peines de prison ferme ont été requises à l’encontre de 27 des 31 prévenus dans le cadre de l’affaire du saccage du péage de Narbonne, commis par des « gilets jaunes » dans la nuit du 1er au 2 décembre 2018.

Le septième jour de ce procès-fleuve devant le tribunal correctionnel de Narbonne était consacré aux réquisitoires du parquet. La peine la plus importante a été prononcée à l’encontre d’un homme considéré comme le conducteur de l’engin ayant servi à jeter un véhicule en flammes contre la barrière de péage. Six ans de prison dont un an avec sursis, avec mandat de dépôt, ont été requis à son encontre.

« Une foule bête et brutale »

Le péage mais aussi les locaux du peloton autoroutier de la gendarmerie et ceux de Vinci avaient été incendiés et pillés. La procureure de la République Marie-Agnès Joly et la substitut Esther Paillette ont dénoncé « des scènes de chaos, de guérilla, d’apocalypse (commises par) une foule bête et brutale ». Environ 200 personnes s’étaient rassemblées et une partie d’entre eux s’était ensuite violemment opposée cette nuit-là aux forces de l’ordre.

Quinze jours plus tard, la barrière de péage de Narbonne Sud avait été une seconde fois incendiée. Dans cette affaire qui avait donné lieu à un premier procès distinct en mai, quatre hommes avaient été condamnés à un an de prison et au remboursement solidaire de 288.000 euros à Vinci Autoroutes.