Meurthe-et-Moselle : Vingt-deux salariés de l'usine Renault Sovab de Batilly accusés d'avoir détourné près d'un million d'euros

JUSTICE La justice les soupçonne d'avoir détourné près d'un million d'euros à leur profit 

N.W.

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L'usine Sovab, filiale de Renault, à Batilly en Meurthe-et-Moselle.
L'usine Sovab, filiale de Renault, à Batilly en Meurthe-et-Moselle. — Jean-Christophe Verhaegen/AFP

C’est une combine qui leur aurait rapporté gros. Vingt-deux salariés de la Sovab, une filiale de Renault implantée à Batilly, en Meurthe-et-Moselle, sont poursuivis pour abus de confiance.

Ils sont accusés d’avoir détourné près d’un million d’euros depuis au moins 2015 provenant d’une cagnotte d’une boîte à idées interne, Eurêka, révèle Le Républicain Lorrain. Un dispositif qui récompense les bonnes idées des salariés pour améliorer les conditions de travail sur la chaîne de montage Renault.

Des propositions fictives

C’est un cadre de la Sovab, en charge des fonds, qui serait à l’origine de la fraude présumée. Le montant de la cagnotte s’élevait à 600.000 euros annuels. L’homme en aurait fait profiter ses proches au sein de l’entreprise via des primes de participation sur leurs fiches de paie, pour des propositions fictives.

L’alerte a été donnée en 2018 après un audit interne et une plainte de la direction, qui a déclenché une enquête. Les salariés mis en cause ont été interpellés le 19 novembre dernier. Ils ont tous reconnu leur implication pendant leur garde à vue. Ils comparaîtront au printemps prochain devant le tribunal, selon le quotidien régional.