Procès de l’attaque de militaires à Nice : Moussa Coulibaly fait ses premiers aveux à l’audience

ASSISES SPECIALES L’accusé de 35 ans a reconnu « l’intégralité des faits »

20 Minutes avec AFP

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Photo fournie par les bureaux du Premier ministre turc le 4 février 2015 du passeport de Moussa Coulibaly
Photo fournie par les bureaux du Premier ministre turc le 4 février 2015 du passeport de Moussa Coulibaly — Bureau du Premier ministre turc

Pour la première fois, il a reconnu « l’intégralité des faits ». Moussa Coulibaly, un délinquant radicalisé jugé pour l’attaque au couteau de trois militaires devant un centre communautaire juif à Nice, en février 2015, moins d’un mois après les tueries de Charlie Hebdo, Montrouge et de l’Hyper Cacher, a livré de premiers aveux lundi à l’ouverture de son procès devant la cour d’assises spéciale de Paris.

L’accusé de 35 ans, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, n’a répondu que par de courtes phrases ou en opposant de longs silences aux questions du président de la cour.

Il était aussi « resté muet » en garde à vue, ne sortant de son silence que pour clamer sa haine de la France, a indiqué à l’audience un agent de la Sous-direction antiterroriste. « Les policiers, les militaires, les juifs, vous ne serez jamais en sécurité », avait-il déclaré.

« Je ne regrette pas de m’être comporté ainsi »

Jusqu’à son passage à l’acte, le trentenaire était connu pour des faits de droit commun (vol, usage de stupéfiants, outrage). Il a ajouté une septième condamnation à son casier – deux mois ferme – pour avoir craché au visage et insulté un policier qui l’escortait.

Invité par le président de la cour à s’expliquer, Moussa Coulibaly s’est montré hésitant. « Je lui ai craché dessus parce qu’il représentait l’Etat », a-t-il fini par lâcher. « Je ne regrette pas de m’être comporté ainsi », a-t-il ajouté, après avoir marqué plusieurs pauses.

Mardi, la cour entendra l’un des trois militaires agressés, seule partie civile présente au procès. Le verdict est attendu jeudi.

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