Corse : Plusieurs arrestations après les attentats en marge de la visite d’Emmanuel Macron

ANTI TERRORISME Onze personnes ont été interpellées en Corse dans le cadre des attentats commis au printemps, en marge de la visite d’Emmanuel Macron

20 Minutes avec AFP

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Des forces de l'ordre venues du continent renforcent le dispositif de sécurité pour la visite d'Emmanuel Macron en Corse ce jeudi.
Des forces de l'ordre venues du continent renforcent le dispositif de sécurité pour la visite d'Emmanuel Macron en Corse ce jeudi. — PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
  • Onze personnes ont été interpellées en Corse dans le cadre d’enquêtes pour des explosions au printemps en marge de la visite d’Emmanuel Macron.
  • Le parquet antiterroriste s’était saisi de ces enquêtes.

Onze personnes ont été interpellées lundi en Corse dans le cadre d’enquêtes du parquet national antiterroriste​ sur une série d’explosions ou de tentatives de destructions de résidences secondaires avant la visite du président Emmanuel Macron dans l’île, a-t-on appris de sources concordantes.

Ces interpellations ont été menées conjointement par la section de recherche de la gendarmerie, la police judiciaire et la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire, ont précisé à l’AFP ces sources. Parmi les onze personnes visées, plusieurs étaient emprisonnées pour d’autres raisons, selon les mêmes sources qui précisent que des perquisitions sont en cours sur plusieurs sites dans l’île de Beauté.

Pas de blessés, mais de gros dégâts

La section antiterroriste du parquet de Paris s’était saisie des enquêtes concernant l’explosion d’une résidence secondaire d’un continental à Sagone (Corse-du-Sud) fin mars et des déflagrations dans six résidences secondaires survenues dans la nuit du 9 au 10 mars. Ces explosions n’avaient fait aucun blessé mais avaient provoqué de sérieux dégâts. Un immeuble en construction, à Ville-di-Pietrabugno, au nord de Bastia, avait également été ciblé mais le dispositif de mise à feu de huit bouteilles de gaz retrouvées sur place n’avait pas fonctionné.

La section antiterroriste s’était également saisie de l’enquête ouverte après la découverte, le 1er avril, de deux charges explosives, qui n’avaient pas explosé, devant une trésorerie et la Direction départementale des finances publiques à Bastia, trois jours avant une visite d’Emmanuel Macron sur l’île. Le parquet de Paris avait alors ouvert une enquête en flagrance pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme, tentative de destruction par engins explosifs, acquisition d’engins explosifs, transport et détention d’engins explosifs, des infractions commises en relation avec une entreprise terroriste.

L’enquête sur l’incendie d’une résidence secondaire à Conca en Corse-du-sud appartenant à un continental et sur laquelle avait été découvert l’inscription «la terre corse aux Corses» avait également été prise en charge par la section antiterroriste du parquet de Paris.