Perquisition houleuse à LFI : Jean-Luc Mélenchon condamné à trois mois avec sursis et 8.000 euros d’amende

DECISION Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches sont jugés, ce lundi, à Bobigny, pour les incidents ayant émaillé la perquisition au siège de LFI en octobre 2018

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon à Bobigny le 19 septembre 2019.
Jean-Luc Mélenchon à Bobigny le 19 septembre 2019. — Clemence CURTY / AFP

Plus d’un an après la perquisition agitée au siège de la France insoumise, en octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches étaient jugés, ce lundi, notamment pour rébellion et provocation.

Le leader de LFI, poursuivi pour « actes d’intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l’autorité publique, rébellion et provocation », a été condamné à trois mois avec sursis et 8.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Bobigny. Le député Bastien Lachaud, l’eurodéputé Manuel Bompard, le président de l’association L’Ere du peuple Bernard Pignerol et l’attaché de presse du mouvement sont quant à eux condamnés à des amendes entre 2.000 et 7.000 euros. Seul le député Alexis Corbière a été relaxé.

Près de 8.000 euros d’amende requis

Lors de l’audience de deux jours fin septembre, le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis à son encontre, estimant qu’il avait mené « un acte de résistance violente avec usage de la force ».

Le parquet avait aussi demandé 8.000 € d’amende pour Jean-Luc Mélenchon, les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l’eurodéputé Manuel Bompard, 10.000 € contre le président de l’association L’Ere du peuple Bernard Pignerol et 2.000 € contre l’attachée de presse du mouvement.

« La République c’est moi »

Le 16 octobre 2018, policiers et magistrats viennent mener une perquisition au siège de LFI dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris, l’une sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et une autre sur les conditions d’emploi d’assistants d’eurodéputés de LFI – confiées depuis novembre à des juges d’instruction.

Plusieurs membres de la France insoumise s’interposent. Jean-Luc Mélenchon bouscule un représentant du parquet et un policier, appelle ses lieutenants à « enfoncer la porte » pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours, criant « la République c’est moi » ou encore « ma personne est sacrée ».