Nice : L’assaillant radicalisé des trois militaires en 2015 jugé aux assises à Paris dès ce lundi

PROCES Moussa Coulibaly avait blessé deux militaires avec un long couteau alors qu'un troisième était parvenu à le maîtriser devant un centre communautaire juif

20 Minutes avec AFP

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Photo fournie par les bureaux du Premier ministre turc le 4 février 2015 de Moussa Coulibaly, agresseur présumé de trois militaires
Photo fournie par les bureaux du Premier ministre turc le 4 février 2015 de Moussa Coulibaly, agresseur présumé de trois militaires — Bureaux du Premier ministre turc
  • Le 3 février 2015, un délinquant radicalisé s’attaquait à trois militaires chargés d’assurer la sécurité devant un centre communautaire juif de Nice.
  • Cette agression avait mis la capitale azuréenne en alerte moins d’un mois après les massacres de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher.
  • Moussa Coulibaly sera jugé dès ce lundi et jusqu’à jeudi, jour attendu du verdict, devant les assises de Paris.

Ce jour-là, l’alerte avait été maximale dans le centre de Nice. Le 3 février 2015, moins d’un mois après les massacres de Charlie Hebdo et de l’ Hyper Cacher, un délinquant radicalisé attaquait au couteau trois militaires en faction devant un centre communautaire juif de la capitale azuréenne. Le procès de Moussa Coulibaly, 35 ans, s’ouvre ce lundi devant les assises de Paris. Jugé pour « association de malfaiteurs terroriste » et « tentatives d’assassinats terroristes », il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Originaire de Mantes-la-Jolie, l’assaillant, qui venait d’être refoulé de Turquie, avait blessé deux militaires avec un long couteau. Un troisième était parvenu à le maîtriser. En garde à vue, il avait exprimé sa haine de la France, de la police, des militaires et des juifs. Jusqu’à son passage à l’acte, Moussa Coulibaly était surtout connu pour des faits de droit commun commis entre avril 2006 et novembre 2009.

Repéré car il faisait du « prosélytisme agressif »

Peu avant l’attaque, il avait toutefois été repéré par les services de police après un signalement, car il faisait du « prosélytisme agressif » dans une salle de sport de Mantes-la-Jolie, dont il avait été expulsé, selon des sources concordantes. Le 29 janvier 2015, à la demande de la DGSI, les autorités de Turquie (porte d’entrée de la route du djihad en Syrie) l’avaient refoulé après un périple entre Nice, la Corse et Rome.

Vagabond désœuvré dans les jours précédant l’attaque

A son retour en France, Moussa Coulibaly avait nié vouloir se rendre en Syrie, affirmant qu’il faisait du tourisme. Surveillé par des policiers du renseignement, il avait été vu à Nice menant une vie de vagabond désœuvré dans les jours précédant l’attaque.

Selon les juges, Moussa Coulibaly semble avoir évolué durant l’instruction, acceptant de se soumettre à une expertise psychiatrique et disant regretter ses actes. La présence au procès des trois militaires, qui se sont constitués parties civiles est « très peu probable », a indiqué leur avocat Me Nicolas Gemsa. Le verdict est attendu jeudi.