Affaire Elodie Kulik : Willy Bardon est toujours dans un « état critique » mais « sort progressivement du coma »

PROCES Willy Bardon a ingéré un pesticide au moment du verdict le condamnant à 30 ans de réclusion

Marion Pignot

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Stéphane Daquo et Marc Bailly, les avocats de Willy Bardon, le 21 novembre 2019.
Stéphane Daquo et Marc Bailly, les avocats de Willy Bardon, le 21 novembre 2019. — DENIS CHARLET / AFP

L’affaire continue d’être hors norme même après le verdict : Willy Bardon, qui a ingurgité un produit toxique juste après sa condamnation à 30 ans de réclusion pour l’enlèvement et la séquestration suivis de mort d'Elodie Kulik en 2002, était « en phase de sortie progressive du coma » samedi, mais dans un état toujours « critique ».

Alors qu’il est toujours au service de réanimation, « son état reste critique dès lors que l’on n’est pas sorti de cette phase », a déclaré à l’AFP le procureur Alexandre de Bosschère.

Willy Bardon avait confié qu’il « attenterait à ses jours s’il était condamné »

Une source proche du dossier, a, elle, indiqué être « relativement optimiste », « on devrait savoir en fin de journée si M. Bardon est tiré d’affaire ». Enfin, toujours selon le procureur, Willy Bardon reste « sous escorte policière constante au centre hospitalier »

Vendredi soir, quelques secondes après l’énoncé du verdict par la présidente de la cour d’assises à Amiens, Willy Bardon, abattu et tremblant, avait avalé un produit ressemblant à un cachet et le contenu d’une bouteille d’eau tandis que sur le banc des parties civiles, les proches de la victime pleuraient ou s’enlaçaient.

« Le produit ingéré (…) est un pesticide appelé le Temik. C’est un produit extrêmement dangereux », « qui a des effets à la fois sur le système nerveux et le système cardio-vasculaire », a indiqué le procureur.

L’enquête ouverte par le parquet doit notamment déterminer comment Willy Bardon s’en est procuré et « si c’est un acte qui avait été prémédité, organisé et de quelle manière », alors qu’il avait confié à un « proche » qu’il « attenterait à ses jours s’il était condamné ».