Deux Toulousains partis combattre en Syrie condamnés à dix ans de prison en appel

DJIHADISME La peine de prison de 15 ans dont avaient écopé ces deux jeunes Toulousains en première instance a été réduite à dix ans en appel

B.C. avec AFP

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Des combattants de Daesh en Syrie. (Illustration)
Des combattants de Daesh en Syrie. (Illustration) — Uncredited/AP/SIPA

Il y a un an et demi, ils avaient écopé de 15 ans de réclusion criminelle lors de leur premier procès. Mounir Diawara et Rodrigue Quenum, deux jeunes Toulousains partis combattre en  Syrie dans les rangs de Daesh ont été condamnés ce jeudi à dix ans de prison en appel jeudi soir à Paris.

La cour d’assises d’appel spéciale a assorti ces condamnations réduites à une période de sûreté des deux tiers et une inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes (Fijait). 

Issus des quartiers populaires de Toulouse, ils étaient accusés d’avoir séjourné du 28 mai au 12 août 2013 en Syrie, où ils ont rejoint dans un premier temps Front al-Nosra, un groupe djihadiste, puis le groupe Etat islamique en Irak et au Levant.

Braquage avorté

Parmi les pièces du dossier, figuraient notamment des photos où ils apparaissaient en tenue de combat, kalachnikov à la main et, sur l’une d’elle, Rodrigue Quenum brandissant une tête décapitée. En première instance, ce dernier avait dit : « Je me suis fait tromper et je me suis trompé. Cette période de ma vie, je la renie du plus profond de mon être. »

Au-delà de leurs exactions en Syrie, ils ont été soupçonnés à leur retour en France d’avoir fait du prosélytisme auprès d’autres jeunes Toulousains. Placés sous surveillance dans le cadre de l’enquête sur la filière toulousaine de recrutement de djihadistes, ils avaient été interpellés en flagrant délit le 21 décembre 2013 lors d’un braquage avorté dans une supérette de l’agglomération toulousaine. Pour ces faits, ils ont été condamnés en 2017 à 13 et 14 ans de prison.