Landes : Trois gendarmes condamnés à de la prison avec sursis pour violences et détention de stupéfiants

JUSTICE Trois gendarmes, poursuivis notamment pour violences, détention de stupéfiants, faux en écriture ou escroquerie entre 2017 et 2019, ont été condamnés mardi à des peines allant de deux à trois mois de prison avec sursis

20 Minutes avec AFP

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Un gendarme. Illustration.
Un gendarme. Illustration. — Elisa Frisullo / 20 Minutes
  • Un commandant de brigade de gendarmerie et ses deux adjoints étaient jugés ce mardi à Mont-de-Marsan pour violences, détention de stupéfiants, faux en écriture ou escroquerie.
  • Ils ont été condamnés à des peines de deux à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel.

Deux à trois mois de prison avec sursis. Ce sont les peines dont ont écopé ce mardi trois gendarmes, un commandant de brigade et ses deux adjoints, poursuivis notamment pour violences, détention de stupéfiants, faux en écriture ou escroquerie entre 2017 et 2019.

« L’affaire part d’un signalement d’un gendarme pour révéler des dysfonctionnements dans la brigade. Ce gendarme est amer car quelques jours plus tôt, il a reçu un avis de refus de mutation », a expliqué le président du tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan, Guillaume Cotelle, lors de l’audience.

Trois délits retenus contre le commandant de brigade

« La majeure partie des faits reprochés n’est pas établie. Il n’y a pas d’intention personnelle blâmable », a-t-il poursuivi en citant l’enquête administrative. L’ancien commandant de brigade de gendarmerie de Mimizan, aujourd’hui à la retraite, a été condamné à trois mois de prison avec sursis.

Trois délits sur un total de 17 chefs de prévention ont été finalement retenus contre lui : une escroquerie à l’assurance pour un montant de 210 euros, la modification de PV d’alcoolémie pour les faire passer de délit à contravention pour un informateur et le fait d’avoir mis de l’alcool à brûler dans la gourde d’un homme venant régulièrement en cellule de dégrisement.

Ses deux adjoints ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis, l’un pour violation du secret professionnel et violence envers un homme dans la brigade, l’autre pour avoir signé des PV alors qu’il n’était pas sur les lieux pour faire les constatations. Le premier est également parti à la retraite, le deuxième a été muté.

Le procureur Olivier Janson avait respectivement requis 15 mois, 8 mois et 3 mois de prison avec sursis envers ces trois hommes, âgés de 46 à 49 ans. « La devise de la gendarmerie c’est pour la patrie, l’honneur et le droit et les deux derniers ont été écornés dans le fonctionnement quotidien de cette brigade », a estimé le procureur.

Les trois hommes encourraient jusqu’à 10 ans de prison.